Depuis plusieurs années, le nombre d’heures d’enseignement dans le secondaire est un sujet de contentieux entre le PRB et les syndicats du personnel  enseignant en raison des différences entre les collèges d’État et ceux du privé. Mais même au sein du secondaire privé, le nombre de periods varie d’une école à l’autre. La nouvelle recommandation faite par cet organisme, soit environ 1 190 minutes d’enseignement par semaine, mécontente les enseignants de l’État, notant une augmentation du work load alors que ce règlement est en vigueur depuis longtemps dans le privé. Les 1 190 minutes représentent 34 periods de 35 minutes, mais plusieurs écoles optent pour une period de 40 minutes. Cependant, des enseignants de MEDCO, à cause du overstaffing, travaillent, eux, 10-15 periods par semaine, soit bien en deçà du temps réglementaire et bien moins que le temps autorisé pour un part-timer. Les autorités sont silencieuses sur ce fait.
La journée scolaire dans le secondaire d’État est de 8 h à 14 h 30 et démarre avec l’assemblée du matin d’environ 10 minutes. Mais les classes démarrent vraiment à 8 h 15. En général dans le secondaire privé subventionné, le personnel enseignant et les élèves sont présents à partir de 8 h 10 pour l’assemblée, mais le teaching time dans ce secteur est de 8 h 30 à 14 h 30.
Voilà ce que dit le PRB dans son dernier rapport très contesté : « We recommend that educators (Secondary) should teach for approximately 1 190 minutes in a week, one or more subjects relating to their academic qualifications ». Selon les syndicats d’enseignants de l’État, c’est la première fois que le PRB stipule le temps d’enseignement en termes de minutes et ils ne manquent pas de relever le terme « approximatively » utilisé par cet organisme sur cette question. « Avant, le PRB mentionnait seulement 30 périodes par semaine. Le PRB n’a jamais précisé ce que devrait être la durée d’une période, ni le nombre total d’heures que nous devons enseigner », affirme Ally Yearoo, président de la Education Officers’ Union. De ce fait, selon une pratique en cours depuis de nombreuses années, l’enseignant de ce secteur (à l’exception du Head of Department) travaille obligatoirement 30 périodes de 35 minutes chacune par semaine. Ce qui revient à un total de 1 050 minutes de teaching time pour l’enseignant en secondaire d’État. « Ajouté à ces 1 050 minutes, chaque enseignant doit couvrir obligatoirement 4 à 5 “Activity periods” par semaine d’une durée de 35 minutes. Ce qui fait un total de 1 190 minutes de travail à l’école par semaine pour chaque enseignant », explique Ally Yearoo. Pourquoi contester alors les 1 190 minutes préconisés par le PRB cette année ? « Nous avons demandé au PRB une réduction du temps d’enseignement en suggérant que les “activity periods” soient inclues dans les 1 050 minutes. Or, le PRB, au lieu de réduire le temps d’enseignement, en rajoute avec un “teaching time” cette fois de 1 090 minutes. C’est pour cette raison que nous disons que nous allons travailler plus », dit Ally Yearoo. Ce dernier fait référence au rapport du PRB concernant leur demande, qui se lit comme suit : « Among the various requests submitted to the Bureau, the staff side has submitted that the number of periods assigned to Educators be reduced along with inclusion of the activity periods in the total number of teaching periods with a view to enabling them to better perform their tasks. »
Mais la recommandation du PRB ne change rien pour le personnel du secondaire privé dans la mesure où ce règlement est en vigueur depuis longtemps dans ce secteur. La PSSA avait envoyé une directive aux directeurs des collèges à ce sujet. « De tout temps, nous avons travaillé pendant 1 090 minutes par semaine », indiquent quelques enseignants. En revanche, les “activity periods” obligatoires dans tous les collèges sont inclues dans ce temps. Cependant, il y a des différences par rapport au nombre de périodes, certaines écoles proposant des périodes de 35 minutes chacune tandis que d’autres ont opté pour une durée de 40 minutes pour chaque période. « La PSSA accorde une certaine flexibilité de 35 à 40 minutes aussi longtemps que l’emploi du temps de l’enseignant est en conformité avec le règlement. Au sein même du secondaire catholique, il y a des enseignants avec 30 périodes de 35 minutes et dans d’autres avec 28 à 29 périodes de 40 minutes », explique un recteur d’un établissement catholique.
Alors que, selon les règlements, les enseignants de l’État et du privé ne doivent pas travailler moins de trente périodes par semaine, des profs de MEDCO travaillent nettement moins à cause d’un personnel surnuméraire. « Beaucoup d’enseignants de MEDCO ont entre 10 à 15 périodes et pourtant ils touchent les mêmes salaires que les autres. Ils sont arrivés en dessous du nombre de périodes auquel a droit un part-timer, soit pas plus de 18 périodes par semaine », s’offusque un officier de la PSSA. « C’est un véritable scandale qui dure depuis plusieurs années. Ni la PSSA ni le ministère ne prennent position sur cette question alors que les supervisors de la PSSA débarquent à n’importe quel moment dans d’autres collèges pour vérifier l’emploi du personnel », commente avec colère un recteur d’un grand établissement situé aux Plaines-Wilhems.