Le Premier ministre Navin Ramgoolam, lors de son intervention prononcée à l’occasion de la célébration de la fête Divali, à la Hindu House hier soir, a effectué une violente sortie contre les « Dushman ». « Je n’ai pas peur des adversaires en carton, mais des traîtres et des Judas », a-t-il lancé. La Hindu House célèbre traditionnellement la fête Divali une semaine auparavant. La cérémonie d’hier a été marquée par des discours de Veevendra Ramdhun, président de la Hindu House, et du haut commissaire de l’Inde T.P. Seetharam, et un spectacle de haute facture essentiellement donné par les étudiants du MGI.
Pour le Premier ministre, il est important de comprendre le message de Divali qui se résume en quelques mots : « La victoire du bien sur le mal, de la lumière sur l’obscurité, de la justice sur l’injustice ». Pour lui, les livres sacrés de toutes les grandes religions transmettent un seul message : « Dans la vie il y a toujours des forces du mal. » Il a estimé qu’il y aura toujours « des Dushman pour essayer de mettre du poison dans la tête des gens ». « Ils vont essayer de créer de la division dans leurs propres intérêts. Lord Ram avait aussi son Dushman, de même le prophète Mohamed avait son propre oncle qui est devenu son Dushman. Jésus a eu parmi ses douze disciples son Dushman en la personne de Judas. Le plus souvent le Dushman se trouve parmi nous-mêmes. Je n’ai pas peur des adversaires en carton, il faut avoir peur des traîtres et des Judas. Pas kone ki zot pe magouye par derier », a lancé Navin Ramgoolam.
Le Premier ministre a enchaîné en rappelant que le Mahatma Gandhi a été assassiné par un Hindou, Anouar el-Sadate par un Égyptien, Yitzhak Rabin par un Juif. « Le Dushman, le plus souvent, est parmi nous. Souvent zot lespri cabose e zot fer kiksoz qui pas bizin fer », a-t-il ajouté.
Il a rappelé qu’après la mort du Mahatma Gandhi, Jahawarlall Nehru a dit que « the brightest light of India has died ». Plus près, avec l’assassinat de Sadate et de Rabin, toutes les chances de voir la paix pour les Palestiniens se sont envolées jusqu’aujourd’hui, a-t-il observé.
Le Premier ministre a insisté sur le fait qu’« il ne faut pas laisser les autres utiliser notre esprit ». « Il faut savoir faire la différence entre l’arbre et la forêt et ne pas se laisser emporter pour des petites choses. Ou pas sorti dans pwalon tom dan dife. Bizin swiv bann prinsip kler. Il ne faut pas changer de position et aller dans le sens du vent », a-t-il ajouté.