Un mois après l’introduction du “shift system” pour les médecins en poste dans les Accident & Emergency Departments des hôpitaux, le mécontentement a pris le dessus au sein du personnel concerné. Cette formule – recommandée par le PRB en 1993, à la requête des médecins eux-mêmes afin qu’ils ne travaillent pas plus de trente heures d’affilée –, se révèle au bout du compte « un cadeau empoisonné » selon des protestataires. D’après leurs calculs du mois écoulé, ils auraient travaillé au total pas moins de 230 heures par mois, alors que la loi stipule, soulignent-ils, qu’un employé « on shift » ne devrait pas dépasser un total de 160 heures mensuellement, excluant les heures supplémentaires.