Le groupe Beachcomber, un des plus importants groupes hôteliers de l’île, se félicite de la progression de 9% du nombre d’arrivées de touristes. Présentant son bilan financier au 30 septembre dernier, avec une croissance de 6,4% dans les revenus et de 6,8% au titre des profits opérationnels, le groupe mise sur des perspectives de progression pour le premier trimestre de l’année prochaine compte tenu de la hausse de 28% dans les réservations de chambre d’hôtel enregistrée à ce jour.
Cette indication s’inscrit dans la logique de la nette amélioration dans la moyenne du  taux d’occupation du groupe, passant de 65% à 75%, pour la période d’octobre à décembre de cette année. Ce phénomène positif est également accompagné d’une augmentation du Guest Night Spending de Rs 7 290 à Rs 7 650. Beachcomber, qui compte miser au maximum sur les retombées de l’Open Air Access Policy en vigueur depuis cette année, prévoit que l’exercice financier en cours, et qui se terminera en septembre de l’année prochaine, devrait connaître d’importantes améliorations.
Le conseil d’administration du groupe, qui s’est réuni hier pour avaliser les comptes financiers au 30 septembre dernier, note : « During the year under review, tourist arrivals in Mauritius increased by 9%. That growth is largely attributable to Government’s decision to open up air access, which led to increased airline capacity from several destinations. As a result, NMH hotels performed better, improving their average occupancy and Guest Night Spending (total revenue per night per guest). »
Pour l’exercice financier se terminant au 30 septembre dernier, les revenus s’approchent de la barre des Rs 10 milliards, soit exactement Rs 9,4 milliards, en hausse de 700 millions comparativement à l’année dernière. Ces recettes se répartissent géographiquement comme suit : Maurice (Rs 7 milliards), Maroc (Rs 1,2 milliard) et autres (Rs 1,2 milliard).
Analysant la performance des différents établissements hôteliers, Beachcomber met en exergue la bonne prestation du Trou-aux-Biches Village Hotel avec une hausse de 25% de ses profits. Pour l’année financière en cours, une quarantaine de chambres seront ajoutées au complexe Le Victoria en avril et octobre 2016 et une soixantaine d’autres, de luxe cette fois, au Paradis seront rénovées pour satisfaire la progression de la demande. Par contre : « The non-hotel operations have had mixed fortunes. Whilst the operating profit of Plaisance Catering, Beachcomber Tours South Africa and Mautourco improved significantly, White Palm and Beachcomber Tours France recorded losses. Ste Anne Resort in Seychelles improved marginally its operating profit in spite of a 24% increase in occupancy. »
Néanmoins, le talon d’Achille du groupe demeure les opérations du Royal Palm Marrakech, au Maroc, même si cet établissement opère « at full capacity ». La situation géopolitique dans cette région est un des facteurs-clé de cette performance en demi-teinte. De ce fait, Beachcomber a dû revoir sa stratégie sur ce tableau. « In the light of recent events in Paris and the Middle East, the Board of directors has decided to adopt a very conservative approach in its forecasts for the sale of villas and the future performance of the hotel in Marrakech. The Board has therefore considered it prudent to impair part of its investment in Domaine Palm Marrakech in the Company’s financial statements (with no material impact on Group accounts) to allow for a potential downturn », souligne le conseil d’administration, qui annonce que la restructuration financière du groupe devrait franchir son ultime étape avec la mise en place d’initiatives stratégiques.
« In order to reduce the Group’s debt and alleviate cash flow constraints, a financial restructuring scheme in three parts was drawn up during the year. The first two parts, viz. an issue of cumulative preference shares cum corporate bonds and a rescheduling of loan repayments, have already been implemented whereas the third part which consists in taking strategic initiatives is in progress », avance le board, qui se dit confiant que « the Group’s indebtedness and finance costs should consequently be materially reduced ».