Vingt-cinq ans de combat et de révolution musicale et culturelle. Les Otentikk Street Brothers (OSB) sont ankor bonnto, un quart de siècle après leurs premiers balbutiements. Installés dans le salon de Master Kool B, Dagger Killa, Tikkenzo et Blakkayo se parlent comme si le temps ne s’était pas écoulé. À croire que les petits jeunes de Plaisance, “ne lor koltar”, n’ont pas pris une seule ride…
Fredonnant quelques morceaux, Bruno Raya et Tikkenzo reprennent en choeur les paroles de vieilles chansons qu’ils pensent présenter pour leur concert du 3 septembre au Palladium. “Wi, mo krwar kapav repran sa sante-la”, lance Tikkenzo à Master Kool B. Lorsqu’on leur demande de se décrire après vingt-cinq ans, ils sont unanimes : “Nou tou fini vinn papa ! Sakenn ena so fami, so priorite.”
Ils ont bien changé, les Otentikk Street Brothers, ceux que l’on voyait partout, poses de gangsters sur les affiches à tous les arrêts d’autobus, bermudas et t-shirts un peu trop larges. Même les petits jeunes de 25 ans s’en souviennent ! Les pères des sound systems, véritables révolutionnaires de la musique de rue, symboles d’une jeunesse underground, nous racontent avec grande émotion leur carrière.