Des  marchandises d’environ 300 tonnes stockées dans 600 mètres carrés ont été découvertes après le récent incendie à l’hypermarché Shoprite. Les responsables doivent assumer leurs responsabilités”, a répondu à Week-End, hier, Ashok Kelary, Deputy Chief Fire Officer (DCFO). Le Fire Certificate d’une grande surface est automatiquement révoqué, a appris Week-End dès que les inspecteurs de la Fire  Services soumettent un rapport et concluent qu’il y avait “substantial damages.”  Cela s’applique dans le cas de Shoprite. Les gestionnaires doivent tout recommencer sur de nouvelles bases, cela pourrait prendre du temps car il y a de longues procédures à suivre”, a expliqué une source.
Danil Ismael, le propriétaire de Trianon Shopping Park (TSP), s’est dit satisfait que 75% des magasins ont réouvert leurs portes, vendredi, à l’exception du Shoprite et trois autres magasins. “Les autorités mauriciennes, je dois le dire, ont beaucoup contribué pour la réouverture de ces magasins en faisant pression sur la direction de Shoprite”, dit-il.
Le propriétaire de TSP dit n’avoir pas encore discuté avec la direction de Shoprite après l’incendie pour faire le point sur la situation. “Je  dois préciser que je ne suis pas le propriétaire de cet hypermarché, mais le propriétaire de TSP, et que je ne peux pas m’ingérer dans les affaires internes pour savoir dans quelles conditions les marchandises étaient stockées. Ma priorité était de retrouver Dinesh Domah qui était porté manquant et dont le corps a été retrouvé dimanche dernier sous les débris. Je suis père de famille et grand-père, je comprends  la douleur d’une famille qui perd un proche dans des conditions extrêmement difficiles. La victime était un employé de Shoprite, pas celui de TSP, mais avons fait de notre mieux pour gérer la situation et avons participé à la douleur des membres de la famille de cet employé. Nous les avons hébergés quelques jours dans notre complexe à Trianon. Vous pouvez vérifier auprès de la famille. Ils ont apprécié. Nous croyons qu’il était de notre devoir d’essayer de les soulager. Pour moi, la détresse humaine n’a pas de prix”, confie Damil Ismaël.
Le 12 décembre, soit un mois après l’incendie, une journée d’activités sera organisée à la mémoire de Dinesh Domah. “Nous allons inviter les autres à venir participer et nous allons donner un pourcentage des recettes de la journée à la famille.” 
Quant aux débris toujours à l’intérieur de l’entrepôt, le propriétaire de TSP a insisté auprès de la direction de Shoprite pour qu’ils soient enlevés d’ici mardi. “Un délai  qui doit être scrupuleusement respecté.” 
Quant au DCFO Kelary, il maintient que les soldats du feu ont travaillé sans relâche pour retrouver Dinesh Domah et il ne croit pas qu’il fallait défoncer le bâtiment pour que l’incendie soit maitrisé au plus vite. “Le feu se serait propagé au plus vite. Nous avons recherché l’avis des ingénieurs professionnels pour vérifier si l’entrepôt était en sécurité avant d’entrer dans le  bâtiment. La structure du bâtiment a été construite avec du béton préfabriqué et avec la chaleur qui se dégageait, nous aurions perdu une vingtaine de nos hommes. Mais une chose est sûre: si les sapeurs-pompiers n’avaient pas travaillé sans rêlache pour éteindre le feu, les éléments de la  Special Mobile Force n’allaient pas pouvoir rentrer dans le bâtiment.
Au niveau de l’enquête, une nouvelle équipe de sapeurs-pompiers a pris le relais pour connaître les causes exactes de l’incendie. “Nous n’allons pas tarder à soumettre un rapport préliminaire.” Du coté de la police, des responsables de l’entrepôt ont été interrogés sur la qualité et le temps accordé pour la formation des employés en cas d’incendie. “Nous attendons les rapports des autres départements concernés avant tels que le CEB, la Santé et le ministère du Travail, avant de soumettre les nôtres au Directeur des Poursuites Publiques”, a confié à Week-End,  hier, un proche de ce dossier. 
 
Après cet incendie, les responsables de la Fire Services vont se réunir très bientôt pour revoir leur stratégie afin de pouvoir s’adapter aux réalités de la société mauricienne.