INCIDENTS AUX CASERNES—ARRESTATION D'EX-MINISTRES TRAVAILLISTES: La décision du DPP se fait attendre

Me Yatin Varma loge une motion pour que le Prohibition Order soit enlevé

Les trois anciens ministres du PTr Devanand Rittoo, Rajesh Jeetah et Cader Sayed Hossen, ainsi que cinq autres activistes du parti, ont comparu hier devant la cour de district de Port-Louis suite aux incidents survenus devant les Casernes centrales en janvier. La police a informé la cour que l'enquête a été bouclée et que le dossier était toujours en possession du DPP. Ce dernier n'a toutefois pas encore communiqué sa décision.
Me Yatin Varma, homme de loi des anciens ministres, a demandé hier qu'un représentant du DPP soit présent à la prochaine audience. Il a par ailleurs logé une motion pour que le Prohibition Order pesant sur les accusés soit retiré. Le représentant du DPP devra aussi communiquer sa décision à ce sujet. L'affaire sera de nouveau appelée le 5 décembre.
Les anciens ministres répondent des charges de “taking part in an unlawful assembly” et “obstruction of road”. Ils avaient été arrêtés devant les Casernes centrales en attendant l'arrivée de leur leader, Navin Ramgoolam. Une charge de “Assault against an agent of the civil authority” a aussi été retenue contre l'ex-ministre de la Jeunesse, Devanand Rittoo. Un policier affecté à la CID de Port-Louis avait consigné une déposition contre lui, l'accusant de l’avoir agressé avec un blouson lors des échauffourées devant les Casernes centrales.
Outre les quatre anciens ministres, les autres accusés, des sympathisants du parti, sont Cassam Dhunny, Ramnarain Madhukar, Antonio Ramasawmy et Ali Dhoorundhur. La police ayant déjà bouclé son enquête, la balle est désormais dans le camp du DPP, qui devra décider de loger ou non les charges formelles.
Cette affaire découle d'une manifestation s'étant déroulée devant les Casernes. De nombreux sympathisants du PTr attendaient, le 16 janvier dernier, l’arrivée de Navin Ramgoolam au quartier général du PTr, au Square Guy Rozemont, afin de soutenir leur leader, qui devait alors se rendre au CCID pour y être interrogé sur les Rs 220 millions saisies à son domicile à Riverwalk en février 2015.