La 30e Inflation Expectations Survey, menée le mois dernier par la Banque de Maurice, indique que pour la grande majorité des opérateurs économiques interrogés, le taux d’inflation à fin juin 2016 aussi bien qu’à fin décembre 2016 sera inférieur à 3 %.
Comparativement aux résultats de la précédente enquête effectuée en novembre 2015 par la banque centrale, ceux de février 2016 font voir que les opérateurs économiques sont plus nombreux à anticiper un taux d’inflation en dessous de 3 %. Interrogés sur leurs attentes concernant l’inflation à fin juin 2016, les participants sont 91,7 % à prévoir un taux inférieur à 3 % contre 81,3 % lors de la dernière enquête. Selon la BoM, ceux qui s’attendent à un taux dans la fourchette de 3 % à 4,4 % représentaient 2,1 % des sondés alors que seulement 6,2 % des participants ont annoncé un taux supérieur à 4,4 %.
À la question concernant leurs prévisions du taux d’inflation pour l’année civile 2016, 83,4 % des participants ont estimé que le taux ne dépasserait pas 3 %. Le nombre d’opérateurs économiques à faire une telle prévision est plus élevé que celui noté lors de la 29e édition de l’« Inflation Expectations Survey ». Les résultats du sondage montrent que 10,4 % des participants estiment que le taux à fin décembre 2016 pourrait se situer entre 3 % et 4,4 % alors que ceux qui anticipent un taux supérieur sont au nombre de 6,2 %.
Appelés également à donner leurs prévisions pour la période se terminant en février 2017, 70,9 % des opérateurs économiques ont annoncé un taux inférieur à 3 % alors que 20,8 % d’entre eux ont indiqué que le taux pourrait se situer dans la fourchette de 3 % à 4,4 %, le reste prévoyant un taux supérieur à 4,4 %.
L’enquête de la banque centrale a également démontré que pour 64,6 % des participants les prix des biens et services ont grimpé au cours des douze derniers mois alors que pour 20,8 % des opérateurs économiques il y a eu baisse de prix pendant la même période. L’enquête fait ressortir, par ailleurs, que 68,8 % des opérateurs économiques considèrent que les facteurs exogènes ont constitué la principale source d’inflation à Maurice. De plus un opérateur sur deux pense que l’évolution du taux de change de la roupie a été le deuxième facteur ayant influé sur les prix.