Le Cloud Computing devrait renforcer davantage la contribution du secteur des TIC à l’économie mauricienne et le rendre plus attractif aux investisseurs étrangers qui envisagent d’utiliser le pays comme une plate-forme géopolitique stable pour déployer leurs opérations sur le continent africain. C’est la vision/conception de Michel Cordani, responsable du développement et de la promotion du Cloud Computing de Microsoft pour l’ensemble du continent africain.
« Le Cloud Computing constitue un atout certain pour les entreprises du secteur du BPO et de l’Offshore, par exemple, car les investisseurs n’auront plus besoin de recourir aux modèles classiques qui leur imposaient des contraintes de temps et de budget à leur installation. Dans le nouveau cas de figure, il ne leur sera plus nécessaire d’attendre l’achat et l’installation de l’infrastructure et de logiciels, qui imposent autant de délais à la commercialisation des services et qui ont un impact sur le coût initial de l’installation ainsi que sur le retour sur les investissements », explique Michel Cordani. Les entreprises ayant recours au Cloud Computing pourront donc puiser directement des ressources des hébergeurs et payer uniquement le coût correspondant à l’usage de ces ressources. Même les PME peuvent y trouver les solutions utilisées par les grandes corporations puisque les formules d’abonnement aux services, ainsi que le fait de ne pas avoir à recourir à des compétences informatiques, rendent les coûts plus abordables.
Le Cloud Computing se résume en la mise à disposition de services informatiques performants et sécurisés, à la demande, et à un coût très inférieur à celui encouru par les entreprises aujourd’hui. Le principe du Cloud Computing comprend l’hébergement des applications ou des données dans des serveurs extérieurs gérés par un tiers. « Très concrètement, avec le Cloud, vous avez la possibilité d’utiliser la puissance d’un millier de serveurs pour une heure, par exemple ! Imaginez aussi que vous ayez besoin d’applications ou de programmes puissants ; vous devez normalement les acheter et les installer. Avec le Cloud, vous disposez d’une alternative : vous pouvez faire le choix de ne rien installer, de ne pas avoir de frais de maintenance et de payer que ce que vous consommez », explique Michel Cordani. Microsoft considère, en effet, que les services du Cloud doivent être consommables n’importe où et à partir de n’importe quel terminal, qu’il s’agisse du PC, de l’ordinateur portable ou d’un smartphone. Des entreprises de différentes tailles, ainsi que des individus, utilisent le Cloud de trois manières significatives : En procédant à la migration des données, des applications, des plates-formes ou des services vers le Cloud. La démarche facilite l’accès à l’innovation et les utilisateurs se retrouvent avec les nouvelles versions de logiciels que les hébergeurs mettent à disposition. Les entreprises ont également recours au Cloud en tant que ressource additionnelle de traitement ou de stockage informatique selon les besoins.
Michel Cordani fait remarquer que le Cloud Computing fait l’objet d’une utilisation accrue ces derniers temps et rappelle que Microsoft opère des services Cloud depuis une quinzaine d’années pour Microsoft Windows Live (messagerie Hotmail, disque dur virtuel Skydrive, contrôle parental…) ainsi que le service Microsoft Windows Update.
D’après Gartner, d’ici fin 2012, 80 % des 1 000 premières entreprises mondiales utiliseront des services Cloud et 20 % s’appuieront entièrement sur eux. « Il s’agit d’une transformation fondamentale de l’industrie informatique, qui va s’étaler sur une longue période. Les enjeux et les opportunités sont très intéressants pour tous nos clients et partenaires », soutient Michel Cordani.