Photo prise lors du salon en 2018

Les statistiques s’agissant des élèves qui choisissent la technologie comme matière d’enseignement sont en hausse. C’est ce qu’a révélé le ministre des TIC, Yogida Sawmynaden, qui présentait le salon Innovtech mardi matin à son siège, à la Sicom Tower, à Ébène. Ce salon, qui remplace Infotech depuis 2017, vise à réunir sous un même toit des entreprises, des experts, des jeunes et des visiteurs pour partager et prendre connaissance de toutes les nouveautés de ce secteur. Le salon ouvrira demain et prendra fin dimanche.

Depuis que les jeunes ont été initiés au “coding” grâce au salon InnovTech, Yogida Sawmynaden soutient que le nombre d’élèves qui s’intéressent aux technologies a enregistré une croissance. Ainsi, pour attirer davantage de jeunes à s’y intéresser, un forum sera organisé ce jeudi après-midi visant les étudiants du tertiaire et les élèves du secondaire. Ils auront droit à des informations sur les opportunités en choisissant la filière Science, Technology, Engineering, Mathematics (STEM).

Comme à l’accoutumée, les opérateurs du secteur des TIC seront aussi présents et parleront des opportunités de carrière. Selon le ministre, « le potentiel du secteur est grand » car le nombre d’employés, qui se chiffre actuellement à 25 000, peut doubler selon lui dans les années à venir. « Nous constatons que nous devons travailler beaucoup pour inciter plus de jeunes à s’intéresser à la technologie grâce à leur potentiel. Ce secteur permet aussi de bien gagner sa vie », dit-il.

InnovTech met également l’accent sur la création de start-up. Depuis que la politique de l’Open Source a été mise en place, Yogida Sawmynaden soutient que ces données mises à  la disposition de tous peuvent aider à monter des start-up. Ainsi, une conférence se tiendra ce vendredi, toujours au SVICC, où les chefs d’entreprise et d’institutions gouvernementales seront présents pour présenter les facilités disponibles pour commencer une petite entreprise. La différence de cette année sera la tenue d’une table ronde, où les start-up partageront des informations avec l’assistance. À la fin de la conférence, un rapport contenant des lignes d’action concrètes pour un meilleur écosystème pour les start-up sera rédigé et remis au gouvernement.

L’intelligence artificielle sera par ailleurs aussi au cœur des discussions et fera l’objet d’une conférence. Le Mauricien Gopal Ramchurn, professeur en intelligence artificielle à l’université de Southampton, sera présent, tout comme le professeur Damien Gromier, directeur de France is AI, ou Nicolas Brien, directeur de France Digitale. « Ils parleront sur l’intelligence artificielle et sur ce que les jeunes peuvent s’attendre dans les dix ans à venir », précise le ministre. Pour cet événement, un espace de loisirs sera aussi aménagé pour que les jeunes puissent montrer leurs projets. Par ailleurs, au sujet du robot Titan, présent lors de cet événement, Yogida Sawmynaden a uniquement laissé entendre qu’il s’agit d’un « projet sur lequel nous travaillons toujours ».

Le salon InnovTech, qui remplace Infotech, est organisé par le National Computer Board (NCB). Il ouvre ses portes à partir de mercredi après-midi au centre de conférences international Swami Vivekananda, à Pailles, et ce jusqu’à dimanche. Des surprises sont prévues, annonce-t-on. Pour rappel, Infotech était un événement visité par au moins 100 000 personnes chaque année. Le NCB en a organisé 25 jusqu’à 2017, date à laquelle le salon a changé de nom. Pour cette présente édition, 33 entreprises seront présentes, dont certaines opèrent dans la commercialisation de produits technologiques.


Une appli contre la violence domestique

Le ministère des TIC a lancé depuis 2018 l’application mobile Family Welfare pour que les femmes subissant des violences domestiques puissent dénoncer les actes dont elles sont victimes. Cette application mobile, disponible sur Google Play Store et l’App Store, semble cependant ne pas trop intéresser les femmes. Sur Google Play, cette application mobile n’a été téléchargée que plus d’une centaine de fois. « Malheureusement, pas assez de personnes prennent en considération cet outil que nous offrons aux femmes et aux enfants », dit le ministre.

Selon lui, cette application, une fois installée, permet à la victime de violence ou d’abus d’appuyer sur un “panic button” qui apparaît sur son écran, ayant pour effet d’en informer la police, qui connaîtra en outre l’endroit de l’appel. « Cet outil aurait pu empêcher plusieurs tragédies », dit le ministre, avant de réitérer son appel à l’utiliser.