INONDATION À LA PLACE D'ARMES : La 3e voie en cause

  • Le Ruisseau du Pouce bouché à l'arrière du Rogers House pour permettre des travaux d'élargissement de l'autoroute probablement à l'origine de l'embouteillage monstre sur la Nationale
  • La Jaguar XF, immatriculée 164 RM 08 et allouée à la PPS Bholah, quasi complètement abîmée par l'eau accumulée sur le Port-Louis Waterfront
  • Le pont Savanne donne du fil à retordre au VPM Baichoo et aux députés et ministres du N° 13, dont la présence était réclamée par des habitants dépités de Souillac

Un des facteurs ayant probablement contribué à la psychose générale avec les pluies diluviennes de la nuit de mardi et de la matinée de mercredi a été la montée de l'eau sur l'esplanade du Port-Louis Waterfront. De mémoire des habitués de ce tronçon névralgique de la capitale et aussi de l'axe routier reliant le Nord au Sud de l'île, ce qui a été constaté à partir de 8 heures le mercredi 13 février en termes d'accumulation d'eau sur la Nationale, du Ruisseau du Pouce jusqu'au front de mer en englobant une partie de l'avenue John Kennedy entre la Rogers House et le Paille-en-Queue Court, demeure aussi exceptionnel qu'inhabituel. Les répercussions en cascade sur le flux du trafic routier expliqueraient en partie la psychose qui s'était emparée du pays, allant jusqu'à pousser les autorités à aller à l'extrême de décréter un Closing Down des activités pour la journée. Certes, cette décision était également basée sur des prévisions alarmistes de la station Météo au sujet d'une éventuelle nette détérioration du temps en cours de journée.
En fin de semaine, des experts en infrastructure routière ont avancé la sempiternelle théorie d'absence cruelle de drains pour l'évacuation des eaux de pluie dans des zones résidentielles, ou encore celle des drains naturels bouchés avec des empiétements urbains, et également des conjectures sur les changements climatiques. Néanmoins, ces savantes théories ne tiennent pas la route pour expliquer ou justifier le phénomène qui a surgi sur le front de mer avec le policier, habituellement affecté à ce point sensible de l'entrée de Port-Louis, appelé à régler le trafic routier avec de l'eau à la hauteur de ses genoux, littéralement dans une vaste piscine improvisée.
Même si jusqu'ici, les autorités ont fait, semble-t-il, l'impasse sur les véritables causes de ces débordements, avec des embouteillages monstres sur la Nationale pendant toute cette matinée de mercredi. Les explications, ou tout au moins une partie, mettraient en cause les travaux de construction de la troisième voie sur la Nationale entre l'auto-pont du Caudan et le Port-Louis Waterfront en traversant le Ruisseau du Pouce à l'arrière de la Rogers House. C'est ce qu'indiquent des usagers de la route traversant régulièrement cette partie de la capitale.
Une simple visite effectuée sur les lieux des crues, hier après-midi, confirment que ces travaux de construction le long de l'autoroute sont à la base du psychodrame qu'a connu le pays mercredi matin. En effet, pour faciliter les travaux de l'élargissement du pont enjambant le Ruisseau du Pouce, les contracteurs ont mis à exécution la "lumineuse idée" de combler le lit de ce ruisseau, qui charrie l'eau de la montagne du Pouce jusqu'à la mer depuis l'aménagement de Port-Louis avec l'arrivée des colons français.
Les responsables de chantier ont pris le soin de ne faire installer que quatre faible conduits en béton pour faire évacuer l'eau (voir photo plus loin) après avoir bloqué tout le passage avec des monticules de gravats et de terre. En temps normal, aucun problème ne serait survenu, vu que le débit d'eau n'est nullement conséquent, surtout à la sortie d'une période de longue sécheresse. Néanmoins, ce qui devait arriver arriva dans la nuit de mardi à mercredi avec l'arrivée des premières pluies diluviennes.
Les quatre passages temporaires installés sous le pont ne furent d'aucune utilité face à la furie des eaux pendant la nuit. Dans un premier temps, le niveau d'eau dans le ruisseau s'est mis à monter en inondant les environs avant de déborder sur le tablier de l'autoroute pour descendre rapidement en direction du front de mer en raison de la topographie. L'eau ainsi bloquée devait également être refoulée sur son cours pour transformer l'avenue John Kennedy en véritable rivière temporaire.
Peu après 8 heures, ce mercredi matin, le front de mer était devenu impraticable pour les véhicules et les piétons. Seuls les plus hardis osaient s'y aventurer. Et ce n'est pas la Private Parliamentary Secretary et élue de Piton/Rivière-du-Rempart, Prateebah Bholah, qui dira le contraire. Cette PPS se trouvait au volant de la Jaguar XF immatriculée 164 RM 08 quand cette grosse cylindrée est tombée en panne alors qu'elle tentait de se frayer un passage dans cette immense flaque d'eau à la hauteur du Harbour Front Building en se dirigeant vers le Nord.
La PPS Bholah eut juste le temps d'alerter le Transport Guard Room des Casernes centrales de ses problèmes, et quand les secours étaient arrivés sur place moins d'un quart d'heure après, la conductrice avait déjà abandonné la Jaguar sinistrée sur place. Elle avait quitté les lieux dans une autre voiture. Le policier officiellement affecté au service de la PPS devait faire comprendre qu'il ne se trouvait pas au volant de la Jaguar car il était resté à Bralow sur les instructions de la PPS.
Une opération de remorquage de la voiture a dû être entreprise car, le système électrique de la Jaguar ayant été abîmé par l'eau, les roues étaient automatiquement bloquées. De l'eau avait également pénétré à l'intérieur. Un constat général de la voiture a été fait par des consultants d'Axess Ltd, alors qu'une voiture de rechange, une BMW 525 D immatriculée 59 RM 08, a été mise à la disposition de la PPS suite à un appel téléphonique de son époux à la police à la mi-journée.
Entre-temps, avec ce tronçon de la Nationale envahie par l'eau, le trafic fut grandement handicapé, se développant en un véritable embouteillage à l'entrée et à la sortie de Port-Louis et créant une panique parmi ceux qui se rendaient à leur travail malgré le temps des plus incléments.
À ce stade, très peu d'indications sont disponibles quant à l'ouverture d'une enquête au ministère des Infrastructures publiques sur la source de ce débordement majeur causé par les travaux de construction de la troisième voie sur l'autoroute, ou encore en vue de déterminer si des mesures correctives ont été prises pour déblayer le lit du ruisseau du Pouce à quelques encablures de l'estuaire.
Des explications sont également attendues des Top Consultants du vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques, Anil Baichoo, quant à la décision d'obstruer ce cours d'eau sur toute sa largeur, même pour les besoins des travaux. Une répétition du mercredi 13 février n'est pas à écarter, avec la saison des grosses pluies à peine entamée, et il y a urgence pour les autorités à exiger le déblaiement du Ruisseau du Pouce…


SOUILLAC : Le pont de la colère !
Vingt-quatre heures avant les pluies diluviennes de mercredi, des habitants de Souillac étaient descendus dans la rue pour exprimer leur mécontentement face au déroulement des travaux de réhabilitation du pont de la Savanne, l'unique lien reliant Souillac à Surinam. Avec les premières averses dans la nuit de lundi à mardi, les structures mises en place dans le cadre des travaux avaient cédé avec des risques à la circulation sur ce pont. Des habitants, qui contestent les travaux en cours, avaient voulu profiter de cette affaire pour un échange de vues avec le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques, Anil Baichoo, et lui faire part de leur colère.
Même si le vice-Premier ministre avait fait le déplacement dans le Sud, il a préféré s'arrêter aux environs du poste de police de Souillac, soit à environ un kilomètre du pont. Les habitants de Souillac, qui ont réclamé à tue-tête la présence sur les lieux de leurs trois représentants à l'Assemblée nationale, les ministres Kasenally, Chedumbrum-Pillay et le Deputy Speaker Peetumber, sont restés sur leur faim. N'empêche, la présence du ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, à Souillac, a eu pour effet de calmer les esprits le temps que des solutions soient apportées aux problèmes. Le leader de l'opposition, Alan Ganoo, s'est également rendu sur place.
La pluie de ce début de semaine a causé des dégâts à ce vieux pont datant de 1931 et qui subit actuellement des travaux de rénovation et d'agrandissement. Neuf des 14 supports n'ont pas résisté à la rivière en crue. Les habitants du Sud, qui doivent utiliser le pont de Savanne, soit pour rallier les Plaines-Wilhems, soit les régions de Surinam et de Chemin-Grenier au sud, ont rencontré les pires difficultés avec la fermeture du pont pour des raisons évidentes de sécurité.
Fermé à la circulation depuis lundi, le pont n'a été rouvert que vendredi. Le ministère des Infrastructures publiques soutient que le pont n'a connu aucun structural damage. « Seuls des supports temporaires sous l'eau ont cédé en raison des grosses averses et des branches d'arbre entraînées dans le cours d'eau », ajoute le ministère.
Mais des habitants du Sud, avec pour porte-parole le conseiller Vassen Carooppunnen, ne partagent pas cet avis et affirment qu'ils méritent mieux. Ils font état d'un rapport soumis en 1994 sous le gouvernement MMM/MSM, recommandant la construction d'un nouveau pont à Le Batelage, Souillac, en direction de Surinam. Le pont aurait été plus large et aurait évité des glissements de terrain comme c'est le cas actuellement.
Pour des raisons inconnues, ce projet n'avait pas été exécuté et pendant la semaine écoulée, l'exaspération du village était à son comble. Des éléments de la Special Supporting Unit ont dû être dépêchés à Souillac pour parer à toute éventualité.
Répondant aux critiques des villageois, la Road Development Authority (RDA) trouve que les habitants et les conseillers n'ont pas la compétence voulue pour décider à la place des ingénieurs. Malgré tout, les habitants de Souillac maintiennent que « l'agrandissement de ce pont n'est pas la solution durable ».
Les indications sont que la livraison du chantier se fera en juin ou juillet de cette année au lieu d'avril. Les travaux sont effectués par la firme EDCC Ltd sous la supervision des ingénieurs de la RDA. Le coût du projet – englobant les travaux des ponts en acier de Tamarin, Rivière des Galets – est estimé à Rs 76 millions.

Commentaires

Bilan du Parti PTR/PMSD
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-> Repas Chaud - Chaos

-> Transport Gratuit - Les proprietaires des bus s'enrichissent. Les consommateurs d'essence payent pour cela sur chaque litre d'essence; Le gouvernement remporte les elections en annoncant des mesures comme Transport Gratuit - Fausse mesure - c pas gratuit - les consommateurs d'essence qui payent pour cela.

-> Permis a Point - Chaos total - Distribution des DLC - Chaos Total - Permis a Point inadaptee aux routes mauriciennes et on ne peut sanctionner un conductur pour mauvaise conduite - deduisant ses points a cause d'une ampoule du phare - N'importe quoi!

-> Waste Water - Facture CWA deux fois le montant initial maintenant.

-> Taxe sur SMS - C'est du vol - Double Taxation

-> Double Taxation sur le prix de chaque litre d'essence et aussi sur les voitures importees

-> Achat de plusieurs batiments avec l'argent des petits contribuables

-> Gaspillage du fond public et extravagance des ministres sur les voitures et les voyages a l'etranger, surtout a Londres

-> Augmentation des prix de divers articles comme le ciment, les sirops, etc...

-> Taxe exhorbitante sur divers produits, meme certains medicaments, boissons et aliments

-> Hotel & Restaurant Tax en sus de la TVA - C'est inadmissible.

-> Fausses promesses, comme baisse annoncée du prix de l'Internet et la TVA dessus.

-> Infrastructures Routieres - Bavures de Baichoo. Soreze a fait plusieurs morts; Montagne Ory - un Fly Over necessaire; Pont Souillac - un autre pont devrait etre construit (avant qu'il y ait mort d'hommes) vu l'etat fissureux du pont centenaire actuel n'ayant pas de passage pour pietons et une seule voiture peut y circuler a la fois.

-> Le gouvernement ne fait rien pour aider les gens a collecter l'eau de la pluie - des rain-water tanks auraient du etre distribues

-> Montant des Road Taxes exagerees

according to photo in lexpress it seems like the husband was the driver and is the husband allowed to drive the car....or even the pps is she allowed to drive because legally i think it should be the police..

What about other people cars?
The PPS car was 'blocked'in rain water -She should be happy having another car within 15 minutes,all these costs from the public funds.
The lesson learnt is that next time the government officials order new cars for PPS, PS, Other highly paid Officials, they have to ask car manufacturers to design waterproof cars with all kits which can turn the cars in speed boats.....

What non sense you are talking about. Like you are wasting yout precious time !