INSTANTANÉS DE TRAJET EN BUS : Un cauchemar quotidien

Pour des raisons évidentes, la ligne Mahébourg/Flacq ne suscite pas de convoitises des opérateurs d’autobus

Depuis ces dernières années, le transport par autobus connaît une véritable descente aux enfers. Il serait presque indécent de parler de confort vu l’état des autobus desservant des lignes autres que celles sur le Main Stream, ou encore avec le surnombre de passagers alignés comme des cintres dans l’unique couloir séparant les deux rangées de sièges. La décision de la NTA, avec la bénédiction de Anil Bachoo, d’allouer des routes de la CNT à d’autres opérateurs dans le transport en commun relance le débat sur la qualité du service offert et aussi sur la sécurité.
Ceux qui doivent emprunter le trajet dit de longues distances, que ce soit Mahébourg/Flacq, Mahébourg /Curepipe ou encore Port-Louis/Mahébourg, disent qu’ils voyagent tous les jours dans l’inquiétude. Au gré des caprices des chauffeurs, la route est transformée en circuit de formule 1 avec les bus s’engageant dans une véritable course effrénée au mépris total de la sécurité des passagers et autres passants sur la route. Osez vous plaindre au receveur : vous serez alors victime de toutes sortes d’invectives ou de menaces de la part de ce dernier et parfois même du chauffeur.
Pour le long et irritant trajet de Mahébourg/Flacq, seuls les autobus individuels effectuent ce long périple du sud-est à l’est du pays. Aucun autre opérateur ne se bouscule pour assurer une présence sur la route longeant la côte-est. Même pas un taxi-train, pourtant si présent entre Flacq et Port-Louis et vice versa. La conséquence de ce monopole pèse très lourd sur les usagers de cette route, surtout après les heures de classe. Les policiers en patrouille à la gare routière de Mahébourg en savent quelque chose : “Ils ne respectent rien et les bus ne sont jamais à l’heure. Même la menace d’une contravention ne les effraie pas. Ce sont inévitablement les passagers qui en font les frais”, s’indigne-t-on dans les milieux policiers.
Musique assourdissante
8h : l’autobus à destination de Flacq est déjà en position de départ à la gare de Mahébourg. Une fois à l’intérieur du bus, les passagers sont littéralement agressés par une musique assourdissante diffusée invariablement pendant tout le trajet. Très vite, les passagers non-habitués à ce rythme déchanteront car l’autobus prendra plus d’un quart d’heure pour atteindre le troisième arrêt de Mahébourg, non loin de la gare. Y grimpent plusieurs passagers, parmi lesquels des élèves retardataires. Une vingtaine de minutes après, un groupe d’élèves, traînant de gros sacs à dos, suivis de leurs instituteurs, descendent à Notre Dame du Grand Pouvoir, Grand-Port. Les autres passagers doivent prendre leur mal en patience. Sut ce trajet, il faut compter pas moins de neuf écoles primaires.
La topographie de la région, soit des routes sinueuses et escarpées, vient se greffer sur la patience des passagers. Il faut être vigilant aussi, car à chaque fois que le chauffeur négocie un virage, il faut solidement s’agripper au bar en métal du siège  pour ne pas se retrouver projeté par terre.
D’autre part, des étudiants, comme C., 16 ans, élève au collège de Bambous Virieux, explique, qu’il lui arrive souvent d’être laissée à l’arrêt vu que les bus sont déjà bondés. C’est ce qui lui est arrivé ce jour-là, où elle a dû prendre le bus de 8 heures. Elle a accumulé 30 minutes de retard, dit-elle. Idem pour J., 16 ans, qui fréquente la même institution.
Ajay, 28 ans, receveur depuis bientôt 9 ans, livre sa version des faits et se défend des critiques à l’encontre de lui et ses collègues. “Nous sommes constamment sous stress et pression. Pris entre passagers mécontents et récalcitrants”, dit-il. “Par exemple, doit-on oui ou non, prendre à bord des collégiens bien que le bus affiche bondé ? Et bien, par mesure de sécurité, il nous incombe de ne pas les prendre, mais alors nous sommes dénoncés à la NTA et il nous faut répondre de nos actes”, se plaint-il. Et de poursuivre : “Bann zeleves cone nu bizin zot pass lekol malgre zot en uniforme ou pas, mais zot cone fer foutan pas payer, fer laguel. Zot cone mem détruire coussins ék ekrir gros zure lor coussins. “
Néanmoins, Ajay admet que des brebis galeuses et des véreux sévissent aussi dans ce secteur. “Certainement ena ki pas pren passagers acoz zot pas payer ou ki dramer lor la route apre zot accelere pour honore zot running time”, avouera-t-il alors que l’autobus arrive au terminus de Flacq.
En descendant à la gare de Flacq, un peu plus de 90 minutes après avoir quitté Mahébourg, le passager pousse un véritable ouf de soulagement, qui sera de courte durée, car très vite il se rappellera qu’il devra retourner reprendre l’autobus


ROUTE NO 52 : Attention danger à la  sécurité !
Moins d’une semaine après la présence des autobus de la United Bus Service (UBS) et de la Rose-Hill Transport (RHT) sur la ligne No 52, soit Médine/Port-Louis et retour, à côté de ceux de la Corporation Nationale de Transport (CNT), la tension, pour ne pas dire l’animosité, est véritablement montée d’un cran. Pour preuve: ce qui s’est passé très tôt vendredi matin sur le trajet Winners de Bambous à Rogers House, Port-Louis.
Il est avant 6 h30 le matin, l’autobus de la CNT vient d’amorcer le virage de Médine en direction de Port-Louis et le chauffeur aperçoit déjà le bus rouge de l’UBS affichant un 52 Port-Louis via Petite-Rivière à un plus de 500 mètres devant lui. Comme piqué sur le vif, il donne un véritable coup d’accélérateur à son véhicule, qui est presque vide. Le bus de l’UBS s’arrête à l’arrêt de Winners de Bambous. Le chauffeur de l’autobus de la CNT le dépasse et s’immobilise au beau milieu de la route pour tenter de ne récupérer que deux des passagers en attente.
A partir de là et pour le reste du trajet jusqu’à Rogers House, le bus de la CNT sera engagé dans une véritable course effrénée. Aucun risque pour le permis à points du chauffeur en l’absence de tout contrôle de la police ou inspecteur de la National Transport Authority, dont la présence se fait toujours désirer pour un meilleur contrôle sur cette route. Et les deux Speed Cameras, placées sur la route de Rivière-Noire pour traquer les excès de vitesse, qui ne sont toujours pas opérationnelles.
Jusqu’à tout récemment, les passagers de la ligne No 52 avaient été soumis à un rythme de nonchalance de la part des chauffeurs, prenant tout leur temps à chaque arrêt et ne se précipitant nullement aux feux même s’ils sont au vert préférant attendre le rouge pour un nouvel arrêt. À aucun moment jusqu’à la Remand Prison à Borstal, le bus de la CNT ne cèdera le passage à celui de l’UBS même s’il doit abandonner des passagers en souffrance aux arrêts intermédiaires avant les deux importants bus stops de Richelieu. À une seconde près, le bus aurait brûlé le feu rouge d’Indian Oil à la croisée d’Albion et quid du respect de la ligne blanche interdisant tout dépassement. Malgré toute cette acrobatie, le chauffeur de la CNT ne pourra pas remplir son bus de passagers comme à l’époque du monopole.
Les deux bus roulent à moitié vide en arrivant sur le pont de la Grande-Rivière-Nord-Ouest car la CNT et l’UBS doivent se partager le même nombre de passagers à cette heure matinale. L’unique consolation est à mettre au crédit des passagers car pour la première fois depuis bien longtemps déjà, ce bus de la CNT est arrivé à l’avant-dernier arrêt, à hauteur de Rogers House, à 6h55, alors que la semaine précédente, il passait à ce point vers les 7h15 en moyenne.
Certes, la concurrence entre la CNT, l’UBS, RHT et Luna Transport joue à fond depuis la décision Bachoo. Mais le préjudice peut être encore plus défavorable pour la CNT, qui voit une partie de ses recettes émarger par d’autres opérateurs alors que de véritables risques à la sécurité se posent sur cette route car la consigne semble être de “fer lekurs avec bann bis UBS” sur la 52.

Commentaires

what a shame mr baichoo, we know that you were not born a transport and infrastructure minister, however the Mauritian public do not deserve such humiliation, through your lack of competence, and lack of vision.
we expected a more humane transport system, not a formula 1 race, on our roads, which are very unsafe, thanks to your ministry?

Please, leave now in dignity.. you have not done any good in terms of MODERNISINF THE TRANSSPORT SYSTEM IN THIS COUNTRY, you kept it very primitive..

I think you should travel through the island one day, to see how people suffer on a daily basis..

we all have families, but you do not care, whether people get home from work, at a reasonable time? as the buses are not on time..

Please pack up and go!

Kifer mo rentre dan bis pou voyazer mo bizin ecoute radio ki sofer la ine meter....si mo envi ecoute radio(ou la muzik mo fer li san deranz dimun....kifer ban lezot passagers penser zot gagne droit met zot lamuzik for kan zot dan bis....et.seki pli etonnant ki mone truver ,c kan sofer ine met earphones dan 1 coter zorey ..pa konner ki li p ecoute radio pa konner si li p kozer lor portable...et tou sa en mem tan ki li p roule bus....kan pou ena dimune ki pou cav met lord ladan...NTA ki so rol dan tou sa...nek pou assisez rempli zot poche ar lamonnaie tax payers....