Pravind Jugnauth était, vendredi soir, l’invité d’honneur d’une fête familiale organisée par la régionale de la circonscription No. 3 de Port-Louis au Heen Foh Hall. Fête qui coïncidait avec l’anniversaire des résultats des élections qui ont porté l’alliance Lepep au pouvoir en décembre 2014. Dans son discours, Pravind Jugnauth — qui a dû quitter son siège de ministre pendant cette législature, suite à une condamnation en Cour — est revenu sur les réalisations du gouvernement pendant sa première année de mandat. Il n’a pas manqué, au passage, de fustiger l’ancien gouvernement dirigé par Navin Ramgoolam et le leader de l’opposition, Paul Bérenger. 
C’est un Pravind Jugnauth combatif qui a félicité le gouvernement Lepep pour tous ses accomplissements depuis son accession au pouvoir en 2014. « Nous avons donné Rs 600 de compensation salariale à notre arrivée au pouvoir et, en janvier 2016, nous allons accorder une compensation de Rs 250 à ceux au bas de l’échelle. De même, nous permettrons à 7,000 familles à faibles revenus de réduire leur facture d’électricité avec un nouveau tarif », s’est-il félicité.
Pravind Jugnauth s’est également étalé sur la démocratie qui, selon ses dires, est désormais d’actualité dans notre pays. « Zordi demokrasi pe fonksione. Pandan in an l’asamblée ti fermé akoz ti ena komplisite ant Ramgoolam ek Bérenger. Zot inn asasinn la demokrasi. Mo ti lider lopozision, enn PNQ mo pann kapav pozé. Noun gagne sa mandat là pu mett prop partou, travay la inn komanse, rezilta li pu vini », a-t-il déclaré. Il a saisi l’occasion pour remercier « tou bann solda pu travay ki zot finn akompli. Nou tre rekonesan anver zot ». Il s’est, par ailleurs, dit chagriné que le No. 3 ait été l’une des seules circonscriptions où aucun candidat du MSM n’a été élu aux dernières élections. « Mo byen sagrin me se la demokrasi », a-t-il dit.
L’ancien ministre s’est aussi longuement appesanti sur ce qu’il qualifie de « mafia qui s’est installée pendant les dix ans de règne de Ramgoolam. Aujourd’hui, l’adversaire, ce n’est pas le Parti travailliste, ni le MMM. Il y a une mafia qui s’est installée dans les toutes les institutions et qui se servent de leurs pouvoirs pour empêcher le gouvernement de faire son travail. » Lors de son allocution, Pravind Jugnauth a évoqué son procès dont la prochaine audience est prévue en janvier. « Je passe par des moments difficiles actuellement avec ce procès, mais je crois dans la justice et je crois en la justice divine. »