Ioritz Mendizabal est un jockey qui vient du Pays basque espagnol. Il a connu une carrière bien fructueuse en France où il a décroché en quatre occasions la cravache d’or. Ce qui n’est pas une mince affaire quand on connaît la rude compétition qui y règne. C’est la première fois que les turfistes auront l’occasion de voir à l’oeuvre au Champ de Mars cette cravache qui comptabilise plus de 1000 victoires à son actif. On le déclare comme étant bien discret, mais ce n’est pas pour autant qu’il n’est pas efficace.
Ioritz Mendizabal vient d’une famille sans histoire dans le monde des courses. Son père travaillait dans une banque et sa mère est enseignante. Il a trois soeurs avec lesquelles il parle toujours en basque.
Passé par les courses de poneys, il intègre l’AFASEC de Mont-de-Marsan à l’âge de 14 ans. Il rejoint l’écurie de Michel Laborde comme apprenti. Mendizabal a appris à monter à cheval dans son village. Voulant rapidement devenir jockey, il convainc ses parents de l’inscrire à l’école des apprentis de Mont-de-Marsan à l’âge de 14 ans. Il avance avoir été influencé par Cash Asmussen, qui montait à la perfection et il a appliqué son style. Ce qu’il faut savoir c’est que l’ancienne cravache américaine a imposé sa marque au sein de l’écurie où l’Espagnol était attaché.
D’abord apprenti de Michel Laborde à Dax, Mendizabal gagne sa première course en 1990 sur Ninive La Douce à Gemozac. Il rejoint l’écurie de Jean-Claude Rouget en 1991. Il a obtenu sa licence de jockey en 1992 et signe sa première victoire le 4 mai 1992.
Après ce succès, il continue de s’imposer et commence à se faire une place dans le métier (9 victoires en 1993, 30 en 1994, 24 en 1995). De nature discrète, le jeune jockey est apprécié dans le monde des courses. En 1999, Ioritz Mendizabal épingle 99 courses en une saison.
Il devient champion jockey pour la première fois en 2004, avec un record de 220 victoires pour 969 montes. La même année, il triomphe pour la première fois au niveau Groupe I avec Ask For The Moon dans le Prix Saint-Alary.
L’année suivante, une chute à Toulouse au mois de juin le laisse six semaines hors des champs de courses. Il termine la saison troisième (138 victoires/715 courses), derrière Christophe Soumillon et Stéphane Pasquier.
Ioritz Mendizabal doit patienter jusqu’en 2008 pour remporter sa deuxième Cravache d’Or. Il s’impose dans le Prix du Jockey Club (G.I) avec Vision d’Etat la même année. Sur sa lancée, il finit de nouveau numéro 1 des jockeys en 2009 et 2010.
En 2011, Ioritz Mendizabal termine à la 3e place (116 victoires), devancé par Christophe Soumillon (162) et Maxime Guyon (156), ayant cependant écourté sa saison française à l’automne pour s’exercer au Japon.
Ioritz Mendizabal a aussi eu l’occasion de monter aux Etats-Unis, et en Allemagne où il s’est imposé. Au total, il a remporté une dizaine de courses de groupe.
A lui maintenant de démontrer de quoi il est capable au Champ de Mars, à condition qu’il obtienne de bonnes montes.