Jaylall Boojhawon, président du Police Officers Solidarity Union (POSU) a rassemblé la presse aujourd’hui afin de mettre en avant les nombreuses zones d’ombre qui persistent au sein de la force policière notamment les harcèlements, intimidations ainsi que les cas d’abus. Il se dit déçu des nouvelles mesures annoncées par le  gouvernement.

Il a également mis en lumière des nombreux problèmes qui se sont ajoutés à cette liste suite à la marche pacifique des agents de police le mercredi 29 novembre dernier. « Oui nous avons un syndicat mais quelque part notre syndicat n’arrive pas à exercer comme il faut » a t-il lancé, « pé met baton dan nu larou ».

Il déplore également les points soulevés lors de la PNQ du mardi 12 décembre lors de l’Assemblé Nationale. « Nous sommes déçus et insatisfaits ». Il remercie le leader de l’opposition d’avoir mis en avant les nombreuses  conditions déplorables dans lesquelles se retrouvent les agents de police depuis plusieurs années.

Un axe sur lequel il a mis également l’accent a été le « misuse of police officers » « Il y a une VVIP à Vacoas qui n’est jamais présente dans sa maison mais les officiers de police ont reçu l’ordre d’être sur place pendant 8 heures d’affilées pour la surveillance de cette maison. Un agent de police est au même niveau que des gardiens de sécurité  ? s’est -il demandé.  Dans la foulée, il a souligné le manque d’effectif qui perdure dans ce secteur et il a aussi évoqué le cas de la société Brinks, avec laquelle certains agents de police se retrouvent souvent à travailler en parallèle. Jaylall Bhoojawon se dit dans l’incompréhension et demande pourquoi cette entreprise bénéficie d’un traitement de faveur vis à vis des autres acteurs du secteur de sécurité privé..

Devant cette situation persistante, il demande à ce que le gouvernement trouve des vraies solutions aux vrais problèmes.