Le projet Jin-Fei générera 2000 à 2500 emplois et impliquera des investissements directs de Rs 1,187 Md pour les trois dernières années. C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre mardi à l’Assemblée nationale.

Le Premier ministre a rappelé à l’assemblée que le projet a pris du retard car l’ancien gouvernement n’avait pu faire respecter les termes de l’accord. Celui-ci a été revu par l’actuel gouvernement.

Pravind Jugnauth a rappelé à la Chambre qu’en mars 2007, le gouvernement d’alors avait signé un accord avec Tianli Enterprise Group pour la mise sur pied d’une zone économique et de coopération. Un bail de 500 arpents avait alors été octroyé pour cela, forçant ainsi 223 planteurs de la région de Riche Terre à évacuer leurs terrains.

Cependant, le projet qui devait démarrer en 2008 ne s’est jamais concrétisé. De nouveaux investisseurs chinois étaient intéressés par le projet et en 2009, un nouveau contrat a été signé avec la Mauritius JinFei Economic Trade and Cooperation Zone Ltd. Le bail de 500 arpents pour une durée de 99 ans lui a été transféré.

Sous ce nouvel accord, la compagnie chinoise avait l’obligation de développer et compléter les constructions à décembre 2016. « Il est clair que sous l’ancien gouvernement, Jin Fei n’a pu respecter les engagements de l’accord, soit de ramener des investissements directs de l’ordre de 500 USD au minimum et créer au moins 5 000 emplois directs pour les Mauriciens, de même que générer des revenus sur l’exportation de l’ordre de 150 M USD au cours des deux premières années d’opération. »

De 2009 à 2014, seuls 20 arpents de terrain pour la construction de routes et d’appartements, entre autres, avaient été utilisés. En conséquence, le nouveau gouvernement a, en janvier 2015, revu l’accord avec Jin Fei. Des négociations ont été entreprises pour reprendre 325 arpents de terre, en laissant ainsi 175 arpents pour le développement de la zone économique sous des conditions strictes. La durée du bail est de 93 ans.

Une superficie supplémentaire de 100 arpents a été octroyée à Silkroad International Investment Company Ltd. Avec l’autorisation du ministère des Terres et du Logement, le terrain a été sous-loué à cinq compagnies, mauriciennes et étrangères. De même, l’Economic Development Board a émis un certificat de Smart City à Jin Fei pour son projet qui comprendra le développement d’une zone industrielle, la construction d’un hôtel d’affaires et des infrastructures liées au mariage.