La situation économique et politique dans laquelle se trouve la ville de Rio, organisatrice dans moins de 100 jours des Jeux Olympiques, a une incidence directe sur les propositions qui ont été faites au départ. Selon nos informations, il s’avère que les fonds d’aide et de soutien promis par le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de Rio (COJOR) aux comités olympiques n’ont pas été respectés dans son ensemble. A titre de comparaison, Londres, pour les JO de 2012, avait offert une dotation allant de 50 000 à 60 000 dollars américain  à Maurice alors que Rio n’a accordé à ce jour que 16 000 USD.
«Il est clair qu’il existe une grosse différence au niveau du budget et comme nous avons à ce jour 9 athlètes déjà qualifiés et qui doivent parfaire leurs préparations, nous nous retrouvons devant un dilemme, voire un manque de fonds évident», explique-on au niveau du COM.  Pour essayer de trouver les moyens afin d’offrir une somme de 1000 USD (approx Rs 36 000) à chaque qualifié pour assurer leur préparation, le COM est donc à la recherche de fonds. D’autant que cette liste de 9 qualifiés peut s’allonger jusqu’à 12 athlètes.
Coupé sans raisons
Dans un premier temps, des négociations ont été ouvertes avec des sponsors potentiel de même qu’avec le ministère et le Club Maurice. «Nous pensons surtout que les boxeurs ont besoin de soutien, car pour l’heure cette discipline reste la meilleure chance de podium pour Maurice», souligne-t-on encore au niveau du COM. Mais face à ce qui est considéré comme une suppression des fonds qui est en train d’être faite par le ministère de la Jeunesse et des Sports, l’inquiétude s’est installée. En effet, il s’avère, selon certains dirigeants sportifs, que le ministère applique actuellement une politique de «Cut Cost» qui n’est pas au profit des sportifs.
Il s’avère qu’actuellement des fédérations évoquent le fait que leurs demandes financières auprès du MJS sont souvent coupées pour des raisons qui ne sont pas expliquées. Les deux exemples le plus récents sont le volley-ball et le badminton. Le premier nommé a dû réduire ses heures de formation, animé par un technicien étranger, en raison de la coupure au niveau du budget de la restauration entre autres. Alors que le badminton se voit dans une situation où sa participation à la phase finale de la Uber Cup est remise en cause faute de moyens.