JOCKEY FREELANCE : Dédié à ma famille, a déclaré Pravesh Horil

Pravesh Horil n’a pas tardé à se signaler au Champ de Mars, lui qui fait carrière en Nouvelle-Calédonie depuis quelques années maintenant. Après une journée discrète (28 octobre), le voilà qui frappe par deux fois dans les deux dernières courses de la 33e journée. Un doublé imprévu Aspara-Storm Clipper pour celui qui est aujourd’hui un pro épanoui.
« Deux victoires que je dédie d’abord à ma famille, ma mère Mita et mon épouse Christelle en particulier, ensuite à tous ceux qui m’ont aidé à me relancer dans ma carrière de jockey. Samraj Mahadia, Bud Gujadhur, Benoit et Jean-Marc Halbwachs, la famille Murden de Best Construct. Une pensée spéciale aussi à Avinash Modhoo, un ami turfiste qui était toujours là dans mes moments difficiles », souligne d’emblée Pravesh Horil.
À 29 ans, ce jockey light weight (50 kilos), formé sur le tas et qui avait ramené son premier gagnant un après-midi du 21 mai 2011 avec Lyceum (Gujadhur), a commencé samedi son récital sur le tard, mais aura monopolisé la victoire avec Aspara et Storm Clipper. « J’ai monté Aspara à la Johnny Geroudis, dont je suis un grand fan. J’ai suivi les consignes de M. Rousset. Le cheval n’a pas tiré. Au virage, j’ai senti que j’allais gagner. » De l’autre victoire, il dira : « Mardi matin, M. Maingard m’a appelé et m’a confié la monte de Storm Clipper. Il m’a dit que c’est un cheval qui allait bien s’entendre avec moi. Ce fut effectivement le cas. Car Storm Clipper a besoin de soft hands. À l’entrée du virage, le cheval avait encore beaucoup de jus. Il a gagné, je dirai, assez facilement. »
Outre ces deux victoires, Horil s’est offert autant de placés samedi. « St Arnault, je le pense, a été malchanceux. Halabaloo m’a coupé la route à l’entrée du virage, et c’est là où je perds la course. Avec New Star (3e), je crois que j’aurais pu terminer deuxième devant Kurundu, qui était prenable. À la rue, New Star a voulu sortir. Je l’ai repris pour mieux maîtriser la ligne droite. Talbec était finalement un vainqueur sans discussion. » Le jockey, qui exerce en free-lance, espère avoir quelques bonnes montes jusqu’à la fin de la saison. « Je serai là pour les trois journées restantes de la saison régulière. J’ose espérer que les entraîneurs me feront toujours confiance et m’accorderont des montes décentes jusqu’à la fin du mois ».
Un bébé pour janvier 2018
Le couple Horil attend un heureux événement en janvier prochain. Pravesh, qui avait fait la connaissance de Christelle Chantreau en 2013, a convolé en justes noces le 22 septembre dernier à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Les jeunes mariés attendent leur premier bébé dans deux mois. « Ce sera un garçon », précise fièrement le papa jockey. « Au fait, j’ai rencontré Christelle lors d’une fête le 9 octobre 2013, qui coïncidait avec l’anniversaire de ma future épouse et le mien. Peu de temps après, on s’est mis ensemble. »
Hormis 2014 et 2015 où il avait mis une parenthèse aux courses calédoniennes, Pravesh Horil monte régulièrement à Nouméa. « L’aventure a commencé en 2012 par un titre de jockey avec 33 victoires là-bas. Depuis, j’ai perdu ma remise d’apprenti. En 2013, j’ai conservé ma Cravache d’Or. L’an dernier j’ai terminé troisième et cette année je n’ai pu finir la saison, car je devais rentrer avant fin octobre pour renouveler mon passeport. »
Avec une saison qui s’est terminée en nocturne le 28 octobre, Horil, qui a fini dans les cinq premiers dans un championnat dominé par un Espagnol, Raoul Ramos, fait une pige au Champ de Mars avant de remettre le cap sur Nouméa le 20 décembre. « Je rentre pour fêter Noël et préparer la naissance de notre fils, attendue fin janvier. »
Et la saison néo-calédonienne 2018 ? « J’y serai à nouveau c’est sûr. La saison commence fin mars et s’achève en octobre. Je monte pour l’entraînement Bernard Chantreau. Ma femme est propriétaire de chevaux. Ma belle-mère également. Mon beau-père est entraîneur. C’est une écurie familiale. »