Le nombre de nouveaux cas de VIH/sida dépistés chez les femmes a augmenté au cours de ces dernières années. Elles constituent 41 % des nouveaux cas en 2014. Ce nombre a presque doublé : en 2010 les nouveaux cas féminins représentaient 24 % des contaminations. « Cette tendance s’observe alors que le nombre des nouvelles infections par les utilisateurs de seringues contaminées est en baisse », indique le ministère de la Santé.
Il y a dix ans, seulement 12 % des nouveaux cas concernaient les femmes. Selon les données disponibles, 73,4 % des personnes vivant avec le VIH/sida ont entre 25 ans et 49 ans et 17,7 % entre 15 ans et 24 ans. En 2014, 462 premières consultations ont eu lieu dans les quatre Day Care Centres accueillant les patients souffrant du VIH/sida (Volcy Pougnet à Port-Louis, Victoria, SSRN et Nehru). En outre, 391 patients ayant été exposés au virus du sida ont reçu un traitement prophylactique pour les protéger de la maladie. L’an dernier toujours, 322 nouveaux cas de VIH/sida ont été notifiés au ministère de la Santé.
La journée mondiale du VIH/sida le 1er décembre prochain a pour thème « zéro contamination, zéro discrimination, zéro décès ». L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande aux États membres d’avoir recours à des méthodes innovatrices de dépistage, à des traitements plus personnalisés et à une gamme plus élargie de moyens de prévention.
En 2014, 86 063 tests de VIH/sida ont été effectués dans le laboratoire de virologie de Candos et 333 cas se sont révélés positifs. Le taux de séropositivité à l’issue de ces analyses est de 0,39 %. Le ministère de la Santé indique qu’entre 1987 (début de l’épidémie à Maurice) et 2014 le taux de la population infectée par le VIH/sida est de 25,5 pour 100 000 Mauriciens ; 6 090 Mauriciens ont été infectés par le VIH/sida selon les chiffres officiels (cas notifiés au ministère de la Santé) depuis le début de l’épidémie en 1987, soit 4 716 hommes et 1 374 femmes. Par ailleurs, 234 ressortissants étrangers ont été également enregistrés séropositifs.
Le nombre de cas de contamination par les seringues chez les toxicomanes a diminué depuis le début des années 2000. Après avoir connu un pic de 92 % des infections de VIH/sida en 2005, les contaminations par seringue représentaient 31 % des infections en 2014. Par ailleurs, entre 1987 et 2014, la transmission de mère à enfant n’a représenté que 0,8 % des infections et 33 cas de contaminations chez des enfants de moins de cinq ans ont été répertoriés pendant cette période. Dix-huit cas ont été détectés chez des enfants âgés entre cinq et quatorze ans et 210 cas chez des adolescents de quinze à dix-neuf ans. Le plus grand nombre d’infections par le VIH/sida a été diagnostiqué chez les 25-29 ans (1 241 cas) et chez les 30-34 ans (1 094 cas). Entre 1987 et 2014, 865 cas ont été dépistés chez les 20-24 ans et 880 chez les 35-39 ans. Les hétérosexuels constituaient 22,9 % des cas et les toxicomanes infectés par les seringues contaminées 68,9 %. Les homosexuels et les bisexuels ne représentaient que 0,9 % des cas.
L’OMS publiera à l’occasion de la Journée mondiale du sida de nouvelles recommandations pour aider les pays à combler les disparités ayant trait à la disponibilité des services, aux moyens de prévention et aux traitements. L’OMS indique que depuis 2000, le nombre d’infections dans le monde a diminué de 35 % et les décès de 25 %.