JUDO — AU DOJO GRNO: Séances physique et mentale avec deux experts

Une quinzaine de judokas faisant partie de l’élite locale ont bénéficié d’une séance spéciale en deux volets, jeudi dernier au dojo national à Grande Rivière Nord-Ouest, axée sur la préparation physique et la relaxation mentale, dispensée par un couple de Toulousains, Laurent Vazzoler et Isabelle Zanco.
À Maurice pour deux semaines, Laurent Vazzoler, préparateur physique de profession, et Isabelle Zanco, diplômée en sophrologie, ont profité de leur séjour pour rencontrer les judokas, dont certains ont eu des séances sous leur férule en mai dernier lorsqu’ils étaient en France dans le cadre de leur préparation aux 8es Jeux des îles de l’océan Indien.
« En mai dernier, nous avons rencontré les judokas mauriciens, avec à leur tête Joseph Mounawah. Isabelle et moi avions effectué une séance physique et mentale afin de les aider dans leur préparation. Et comme nous sommes à Maurice, nous avons pris contact avec Joseph Mounawah pour assurer une séance », indique Laurent Vazzoler.
C’est lui qui a d’abord pris les choses en main pour la séance de jeudi avec une préparation physique d’une durée d’une heure et demie. « J’ai prodigué quelques techniques et conseils de préparation physique. Il faut savoir qu’une préparation physique se fait en harmonisation, dépendant du programme de la saison d’un athlète. »
Laurent Vazzoler explique que la préparation d’un athlète comporte trois facteurs indissociables : l’entraînement, la récupération et l’alimentation. « Le préparateur qui suit l’athlète doit mettre l’accent sur ces facteurs et il doit s’assurer que l’athlète les applique. »
En ce qui concerne la préparation avec les locaux, Laurent Vazzoler, en compagnie de Joseph Mounawah et Nicolas Hery, a travaillé la vitesse et des exercices physiques misant notamment sur la puissance. « Nous avons eu une bonne séance, les judokas se sont montrés appliqués. Cela devrait les aider pour la suite », ajoute ce préparateur physique qui suit plusieurs athlètes en France.
Après tant d’efforts, les judokas ont eu par la suite une approche totalement différente avec la sophrologue Isabelle Zanco pour une séance de relaxation de quarante-cinq minutes.
« La sophrologie telle que nous la connaissons est une méthode visant à gérer et combattre les sensations douloureuses. Elle est aussi une médecine douce », explique-t-elle. Avec le stress, les gens ont de plus en plus recours à la relaxation. Pour elle, la sophrologie continue à faire ses preuves pour aider les personnes à surmonter leurs difficultés émotionnelles et le stress. Ce traitement les rend aussi dynamiques.
Les judokas eux ont eu droit à une séance mentale leur permettant de relâcher le corps et de créer une harmonisation au niveau mental. « Cela s’est très bien passé. Certes, cette séance leur a fait du bien, mais il faut en faire plus régulièrement. Je travaille aussi avec des sportifs en France, notamment des rugbymen, afin de les aider à retrouver un mental tranquille à travers des exercices appropriés. Je leur ai fait visualiser à maintes reprises leur objectif et ainsi développer une pensée positive afin d’éviter d’être déstabilisés à n’importe quel moment, surtout à l’approche de l’événement. C’est une méthode pour donner confiance aux gens », souligne la sophrologue, qui s’inspire des méthodes orientale et occidentale.
« Avant d’être sophrologue on est humain. L’humain a ses faiblesses. Ainsi, en tant que sophrologue, je dois travailler le mental en permanence pour préserver mes capacités à traiter les autres », fait-elle ressortir.