Depuis le temps, on connaît des dirigeants qui se sont servis de leur fédération pour assouvir  leur ego, souvent surdimensionné, ou pour arriver à leurs fins personnels. Par contre, la fin de l’année 2015 nous fait découvrir le nouveau type de dirigeant de fédération, celui qui est disposé à agir, sans détour et sans aucun scrupule  contre l’intérêt de ses sportifs, donc licenciés à la Fédération mauricienne de Judo. Sinon comment expliquer la décision de Josian Valère, qui est  en confit en raison de ses intérêts  personnels – il veut devenir directeur de la communication et marketing de l’Union Africaine de Judo, rien de moins – a  interdit au ministère de la Jeunesse et des Sports de financer les activités de la FMJ pour le mois de janvier.
Pour preuve, un courriel électronique de Soodesh Appadoo en date du 15 décembre dernier où le Senior Sports Officer du MJS indique à la FMJ que Josian Valère a informé le ministère que personne ne peut faire de demande en son nom. « The request made by the MJF for assistance for early January 2016 is not valid. » écrit entre autres Soodesh Appadoo. En clair, le ministère refuse de financer l’organisation du Tournoi International de Maurice qui doit se tenir au dojo de Grande Rivière Nord Ouest les 16 et 17 janvier prochain où déjà 7 équipes réunionnaises ont confirmé leur participation dont 5 ont soumis leurs listes de participants.
Visiblement, le judo mauricien entre en zone de turbulence en raison du fait qu’un président qui n’a trouvé  d’autre moyen que de tenir en otage des sportifs pour faire face à la situation au sein de la FMJ. Cette situation est d’autant plus grave que Josian Valère a entamé la même démarche auprès du Trust Fund For Excellence in Sports (TFES) qui vient de lancer un Pôle Espoir au sein de cette fédération.
Nous reviendrons dans notre édition de la semaine prochaine sur cette incongruité de Josian Valère et surtout la position de complice  du MJS qui n’a pas hésité à pénaliser des athlètes.