Le Cassis fraternel judo club (CFJC) est ancré dans l’histoire du judo mauricien. Fondé en 1967, le CFJC a fêté ses 50 ans d’existence au cours du mois d’octobre. Et pour marquer l’événement, une messe d’action de grâce a été dite à l’Église St Sacrement de Cassis et une compétition le au dojo de Grande-Rivière Nord-Ouest (GRNO), respectivement les 28 et 29 octobre dernier. D’ailleurs, plus d’une centaine de jeunes de différentes catégories, venus de différents clubs ont participé au tournoi de commémoration où les repentants de Cassis se sont notamment illustrés.
En dépit de ses 50 ans, « le Cassis Fraternel Judo Club est toujours actif, formant la relève de demain. C’est la mission que le club depuis sa création », nous dit Joseph Mounawah, premier médaillé d’or en judo aux Jeux des îles de 1985 à Maurice et pur produit du CFJC, dont il est aujourd’hui l’entraîneur. « Fraternel est aussi réputé pour avoir formé des athlètes de haut niveau dans les années 80. Il y a eu Clément Bordelais, premier Mauricien à décrocher une médaille en judo aux Jeux Africains de 1987, Priscilla Cherry, double championne d’Afrique, Marie-Michèle St Louis-Durhonne cinq médailles d’or aux Jeux des îles de l’océan Indien et un sacre au Championnat d’Afrique en 1992 à Maurice et Jean-Claude Raphaël champion d’Afrique de 1998 », fait-il ressortir.
La dernière pépite en date se nomme Annabelle Laprovidence, médaillé de bronze aux jeux du Commonwealth en août 2015 à Glasgow. Aujourd’hui, Joseph Mounawah ne compte pas s’arrêter malgré le temps qui s’est écroulé. L’encadrement des jeunes reste l’une des priorités de CFJC. Si aujourd’hui les judokas du CFJC peuvent compter sur le dojo de GRNO pour s’entraîner ou prendre part à des compétitions, tel n’était pas le cas auparavant, peu avant les années 2000 où leur club devait rouler leur bosse pour tenir les entrainements. Tantôt au Collège Royale de Port-Louis, tantôt en plein air au Jardin Robert Edward Hart à Cassis. Sacré parcours de combattant !