À l’île soeur, Kom Zot est considéré comme un groupe historique, le premier à avoir fait du reggae à La Réunion, et à s’y tenir depuis 1991. Invités à se produire lors du festival Kaz’Out, prévu le 4 novembre à L’Aventure du Sucre, Luciano Mabrouck et sa bande s’apprêtent à rencontrer pour la première fois le public mauricien. Une prestation attendue avec impatience, confie le leader de la formation, lors d’un entretien avec Scope.
La signature de Kom Zot est de partager pacifiquement par la musique, mais surtout de conscientiser, lutter, protester et résister. Une force et une dignité forgées au fil des années, que Luciano Mabrouck et son groupe pourront enfin faire découvrir aux Mauriciens. En 25 ans d’existence, Kom Zot n’a jamais eu l’occasion de se produire à Maurice, “non pas que nous ne le voulions pas ou que nous n’y avions pas pensé, mais cela ne s’est jamais fait”, confie le fondateur du groupe. “Quand ça doit se faire, ça se fait finalement. Et je pense que c’est définitivement le bon moment de venir. Surtout que les paroles de nos morceaux sont universelles et porteuses de messages positifs. Je connais les problèmes et les difficultés des Mauriciens et j’ai eu vent des dernières infos de l’actualité. Nos morceaux pourront donc vous toucher.”
Pionnier de la scène reggae réunionnaise, Kom Zot s’est toujours distingué par la qualité de ses textes, généralement écrits en créole, et par ses mélodies efficaces sur une rythmique singulière. Un reggae que le groupe n’a cessé de tirer vers le haut, avec une musique qui respire l’amour, l’amitié, le partage. Joint au téléphone, Luciano Mabrouck confie à Scope : “La route n’a pas été facile mais si nous sommes toujours très demandés, c’est que nous avons un public. Kom Zot a beaucoup lutté pour s’imposer. Je suis fier d’avoir persévéré et d’avoir apporté ma contribution, ma touche locale à cette musique tellement dynamique et qui laisse beaucoup de place à l’improvisation.”