Une fille sur cinq et un garçon sur 13 sont victimes de violences sexuelles, selon l’OMS. Et dans un cas sur trois ou quatre, l’auteur de tels actes est mineur. C’est ce que fait ressortir l’Ong KDZM, qui organise ce mercredi, à l’ICJM, Rose-Hill, une session de sensibilisation sur la question.

L’association fera le point à l’occasion sur les conséquences des abus sexuels sur les jeunes victimes mais également sur certains points communs existants entre les auteurs adultes et mineurs. La session sera animée par des professionnelles en psychologie. Selon KDZM, « il importe d’en prendre conscience et d’œuvrer pour informer et protéger au mieux les enfants victimes ».

Selon l’OMS, la maltraitance dans l’enfance peut parfois altérer la santé physique et mentale des victimes, ce qui peut ralentir le développement économique et social d’un pays. L’OMS souligne que l’accompagnement des enfants et des familles dans la durée aide à réduire le risque de répétition des mauvais traitements et minimiser leurs conséquences. D’après la définition de l’OMS, la maltraitance envers un enfant désigne les violences et la négligence envers toute personne de moins de 18 ans. « Elle s’entend de toutes les formes de mauvais traitements physiques et/ou affectifs, de sévices sexuels, de négligence ou de traitement négligent, ou d’exploitation commerciale ou autre, entraînant un préjudice réel ou potentiel pour la santé de l’enfant, sa survie, son développement ou sa dignité, dans le contexte d’une relation de responsabilité, de confiance ou de pouvoir. » Toujours selon l’OMS, la maltraitance génère un stress auquel on associe une perturbation du développement précoce du cerveau. « Un stress extrême peut affecter le développement du système nerveux et immunitaire. Dès lors, les enfants maltraités, devenus adultes, sont davantage exposés à divers troubles comportementaux, physiques ou psychiques. »

Parmi les moyens de prévention, l’OMS recommande des programmes de formation parentale. La session à l’ICJM se tiendra de 10h à midi ce mercredi 11 avril. Pour y assister, il suffit de s’inscrire par e-mail (kolektifdzm@gmail.com). Un e-mail de confirmation de l’inscription sera envoyé à l’intéressé.