L’AVOCAT DE SIDDICK CHADY : « Aucune preuve ne lie mon client au chef d’accusation porté contre lui »

La Cour écoutera les arguments de Me Roshi Badhain, avocat de Prakash Maunthrooa, sur la motion d’arrêt des procédures le 27 novembre
Prakash Maunthrooa et Siddick Chady

L’avocat de Siddick Chady, Me Saïd Toorbuth, a présenté ses arguments dans le cadre de la motion de radiation des charges logées lors de la comparution de l’ancien Chairman de la Mauritius Port Authority (MPA) et de l’ancien directeur général de cet organisme, Prakash Maunthrooa, en Cour intermédiaire hier, dans le cadre du procès qui leur est intenté respectivement pour corruption et entente délictueuse. Me Toorbuth estime que la Cour devrait rayer le procès contre son client « car il n’y a aucune preuve qui le lie au chef d’accusation porté contre lui ». « The Prosecution is trying to obtain a conviction at all cost in this case » a-t-il soutenu. N’étant pas en Cour hier, Me Roshi Badhain, qui s’était joint à cette motion, devra présenter ses arguments le 27 novembre.
Lors de sa plaidoirie, Me Toorbuth a rappelé les événements entourant cette affaire et soutenu qu’elle prenait sa source de la publication d’un article de presse et d’une copie d’un fax portant des allégations contre Siddick Chady. Par la suite, a-t-il ajouté, la police s’est rendue à l’étranger pour enquêter et les deux Néerlandais Jan Cornelius Haak et Antonius Theodorus Johannes Wilhelmus de Goede ont obtenu l’immunité du DPP pour témoigner dans cette affaire. Cependant, a fait ressortir l’homme de loi, ils ne se sont jamais présentés en Cour. « There is no longer a case but the Prosecution is willing to proceed », a-t-il dit. À cet effet, l’avocat de Siddick Chady a soutenu que son client sera privé d’un procès juste et équitable, car la Cour n’aura jamais l’occasion d’écouter ces témoins. Me Toorbuth a par ailleurs fait ressortir que, jusqu’à présent, la Poursuite n’a jamais appelé les enquêteurs à témoigner sur cette affaire alors que leurs témoignages relèvent d’une grande importance. « They are in Mauritius and yet they haven’t come. This case has lasted too many years, one more would be too much », dit-il. Selon l’homme de loi, les preuves présentées par la Poursuite ne lient pas son client au chef d’accusation porté contre lui. Il a de plus signifié que les accusateurs, les témoins néerlandais, ne viendront pas à Maurice afin d’être confrontés à son client dans le cadre de ce procès.
Me Roshi Badhain, qui défend les intérêts de Prakash Maunthrooa, s’est joint à la motion, ajoutant « that the Prosecution is trying to obtain a conviction at all cost in this case ». Me Rishi Hurdowar, qui représente le ministère public, avait objecté à la motion. L’affaire sera de nouveau appelée le 27 novembre. Avant de quitter la Cour, Siddick Chady l’en a informé qu’il sera candidat aux prochaines élections et a demandé si son va-et-vient à la Cour durant cette période ne lui portera pas préjudice. La magistrate Wendy Rangan a répondu qu’il était de son devoir d’honorer ses convocations et que c’était à son avocat de faire une motion dans ce sens en cas de difficultés.
Pour rappel, Siddick Chady et Prakash Maunthrooa sont poursuivis respectivement pour corruption et entente délictueuse. L’État reproche à Siddick Chady (ancien député et ministre travailliste) d’avoir « utilisé son poste d’officier public pour obtenir une gratification », en violation de la Prevention and Corruption Act (POCA). Prakash Maunthrooa (ancien directeur général de la MPA) est quant à lui accusé d’« aiding and abetting the author of a crime », soit d’avoir organisé une rencontre entre Siddick Chady et Pieter Boer pour que celui-ci bénéficie d’une gratification.

POINTE D'ESNY : Vol d'objets dans deux véhicules
Entre 19h30 ce mercredi et le lendemain matin, un vol a eu lieu dans la cour d'un bungalow, à Pointe D'Esny. Le cas a été rapporté au poste de police de Blue Bay, hier matin par Jacqueline S., la victime. Cette dernière, domiciliée à Curepipe, a indiqué aux officiers de police que son véhicule avait été forcé et qu'un lecteur CD, un Iphone, une caméra et une batterie avaient été emportés. Le montant du butin s'élève à environ Rs 25 000.
Par ailleurs, durant la même soirée, soit entre 16h30 mercredi et 6h jeudi, une radio a été volée du véhicule de Maryse R., une octogénaire domiciliée à Pointe D'Esny. Celle-ci a rapporté le cas aux limiers du poste de police de Mahebourg à 11 heures hier, précisant que son véhicule se trouvait dans sa cour au moment du délit. Les forces de l'ordre mettent tout en oeuvre afin de retrouver les voleurs.

MAHEBOURG : Téléphones et tablettes emportés
D. Nisar, un habitant de Mahebourg, a subi en une soirée une perte d'effets personnels valant Rs 50 000. Des voleurs se sont introduits par effraction dans son commerce entre 18h15, ce mercredi, et 5h le lendemain matin. Six téléphones portables et deux tablettes tactiles ont été emportés. Le cas a été rapporté au poste de police de Mahebourg.

GOKHOOLAH : Une piétonne se fait arracher sa chaîne en or
Une dame de 73 ans, domiciliée à Gokhoolah, a été victime d'un vol hier, vers 12h50. Selon ses indications, elle marchait le long de la rue Flamboyant, dans la localité, lorsque le passager d'une moto lui a arraché sa chaîne en or, estimé à Rs 10 000. Le voleur et son complice ont pris la fuite une fois leur forfait commis. Le vol a immédiatement été rapporté aux limiers du poste de police de Piton.

FLACQ : Agression sur un chauffeur de taxi, des zones d’ombre subsistent

R. Kundun, chauffeur de taxi de profession, a rapporté un vol avec agression sur sa personne. Ce quinquagénaire, domicilié à Caroline, était à Flacq ce mardi. Vers neuf heures, ce matin-là, un homme et une femme se sont introduits dans son véhicule, pour une course jusqu’à Olivia. Durant le trajet, le chauffeur de taxi en aurait profité pour s’arrêter à son domicile afin de prendre une certaine somme d’argent à sa femme. Cette dernière lui aurait remis la somme de Rs 20 000 en liquide qui, dit-il, aurait servi à acheter des matériaux, avant de reprendre la route. Une fois à Olivia, la passagère serait descendue de la voiture avant qu’un homme connu sous le nom de Rasta n’y prenne place. Assis du côté passager, celui-ci a demandé à être conduit jusqu’à Beau Champ. Mais au cours du voyage, les choses auraient dégénéré. Muni d’une corde, le dénommé Rasta aurait étranglé le chauffeur de taxi afin de l’obliger à s’arrêter. Au même moment, le passager qu’il avait récupéré un peu plus tôt à Flacq lui aurait, sous la menace d’une arme tranchante, volé l’argent remis par sa femme avant de prendre la fuite en compagnie de son complice. Ayant eu plus de peur que de mal, ce n’est qu’hier que la victime a rapporté le cas aux limiers du poste de police de Rivière-Sèche. En revanche, il s’avère que la déclaration du plaignant et celui de sa femme ne correspondent pas. Les officiers en charge de l’enquête poursuivront donc l’interrogatoire aujourd’hui, afin que les zones d’ombre de cette affaire soient levées.