L’HONNEUR, C’EST LA VÉRITÉ !

Nous avons appris, une nouvelle fois par la presse (!), que notre compagnie poursuivait en justice le Special Investigator, Kriti Taukoordass, nommé par la Financial Services Commission (FSC) pour enquêter sur les achats d’actions de NMH en février 2016, comme l’ont fait avant elle, ENL, Rogers et la Swan.
Ces actions judiciaires, à l’encontre du Special Investigator à partir des premières conclusions, mettent l’enquête dans une impasse alors que l’enquêteur avait eu l’aval de la FSC pour la poursuivre en entendant ceux qui n’avaient jusqu’ici pas témoigné.
Nos directeurs, dont certains sont aussi ceux de ENL, Rogers et Swan, ont tout à fait raison de vouloir défendre leur honneur, et le NÔTRE  – merci de tant de magnanimité alors que nous sommes écartés de toute décision majeure – dans l’affaire de l’OPA avortée de février 2016 et affirment que NMH n’a jamais reçu de notification officielle à cet effet à l’époque.
Néanmoins, des questions importantes demeurent toujours sans réponses :
• Pourquoi donc cette précipitation à acquérir les actions de NMH par le trio ENL/Rogers et Swan, pratiquement au même moment, en février 2016, à un prix supérieur au marché, puisqu’il n’ y avait pas de notification ou l’occurrence d’une éventuelle OPA ? Nos directeurs réagiraient-ils à partir des articles de presse pour décider de leurs actes?
• Pourquoi avoir contacté la MCB et la NPF entre autres pour participer à cette transaction s’il n’y avait pas urgence? Pourquoi ces deux entités ont-elles décidé de ne pas les suivre ?
• Pourquoi avoir jusqu’ici refusé de témoigner dans l’enquête du Special Investigator ?
• Est-ce une coïncidence que la Swan, Rogers et ENL qui ont acheté les actions NMH en même temps poursuivent dans le même tempo le Special Investigator alors que leurs actionnaires ne sont pas les mêmes et n’ont en principe pas les mêmes objectifs ?
• N’y a-t-il pas conflit d’intérêts dans ces poursuites puisque les mêmes directeurs sont aussi bien sur le board de la Swan que sur celui d’ENL ?
• Est-ce que les différents procès, à l’encontre de Kriti Taukoordass, sont un moyen de retarder la poursuite de l’enquête ?
• Les directeurs, qui représentent les actionnaires, seraient-ils responsables vis-à-vis de la loi si leurs actes étaient trouvés contraires aux pratiques légales par l’enquête ou si la FSC les sanctionnait ?
• Quelles sont les responsabilités des advisors dans toute cette affaire ?
• Quelle sera la position du nouveau board de la FSC par rapport aux échanges entre ENL et l’ancien board et le ministre de tutelle de l’époque de cet organisme ?
Il est maintenant établi qu’au moins un directeur de NMH connaissait l’existence d’une OPA potentielle. Les premières conclusions de l’enquête n’ont pas été favorables à nombre de nos directeurs qui, il est vrai, n’ont pas donné jusqu’ici leurs versions des faits. La poursuite annoncée de l’enquête du Special Investigator leur donne l’occasion de s’expliquer et de convaincre de la bonne foi de leurs actes, et ils doivent la saisir.
Nous actionnaires, si petits soyons-nous, voulons savoir toute la vérité dans cette affaire pour enlever le doute qui nous assaille et pouvoir faire totale confiance à nos dirigeants que nous continuons à supporter pour l’heure. L’honneur ne se gagne pas à coups de procès qui prendront des années avant d’aboutir.
L’honneur, c’est la vérité !
Et plus vite, il sera établi, mieux se porteront nos dirigeants et notre compagnie.