Las d’attendre un terrain d’entente avec la direction des Casinos de Maurice et la State Investment Corporation, le syndicat des employés se prononce en faveur d’une grève. Depuis l’année dernière, la Casino Employees Union (CEU) a écrit au management pour des négociations sur un “collective bargaining”. Mais à ce jour, cette démarche n’a abouti à rien. De même, des divergences autour des transferts et des primes de présence n’ont pu être résolues à ce jour.

« Pendant ces quatre der- nières années, le management des casinos a agi comme bon lui semblait au lieu de respecter l’ancien “collective agreement”. Depuis six mois, nous essayons de négocier un nouvel accord. Malheureusement, nous n’avons pu avoir de négociations saines et harmonieuses. » Ivor Tan Yan, négociateur de la CEU, explique les difficultés du syndicat à trouver un terrain d’entente avec la direction des casinos et la SIC. Il dé- plore le fait que les réunions sont souvent renvoyées, sans aucune explication. « Si d’ici mercredi prochain il n’y a pas d’évolution, nous n’aurons d’autre choix que d’opter pour la grève. Nous appellerons une assemblée spéciale à ce sujet. »

Ivor Tan Yan dénonce par la même occasion certaines pratiques à la SIC, qui gère les casinos et l’affaire BAI. « On a condamné le montage financier de la BAI et on est en train de faire la même chose aujourd’hui. La SIC a créé SIC Management Ser- vices pour gérer les affaires des casinos. Tout l’argent généré par les casinos va directement dans les caisses de la SIC. C’est ce même type de montage qu’on reprochait à la BAI. Cela fait deux ans que nous avons demandé une copie du contract avec le SIC Management Services mais nous ne l’avons pas eu. »

Il ajoute que le Casino de Grand-Baie “fonctionne avec les fonds générés par les casi- nos de Pailles, de Curepipe et du Caudan. On est en train de prendre l’argent public pour investir dans le busi- ness. » De même, il rappelle que 150 personnes ont été transférées des Casinos de Maurice à celui de Grand- Baie.

Les calculs élaborés pour le paiement du “special at- tendance bonus”, soit Rs 3 000 pour le “gaming staff” et Rs 1 500 pour le “non-ga- ming staff”, est aussi criti- qué. « Nous ne voulons pas de discrimination entre les employés », dit Ivor Tan Yan. De son côté, Brady Ponnusamy rappelle que les employés des casinos travaillent dans des conditions difficiles, devant notamment effectuer cinq services de nuit d’affilée. « Ceux qui travaillent sur les slots ont réclamé une salle pour pouvoir manger dans de bonnes conditions et ils attendent toujours.

De plus, cela fait deux ans que le climatiseur ne fonctionne plus. » La CEU réclame ainsi le départ du chairman de la SIC, M. Nakhuda, ainsi que de l’officier en charge des casinos, Chanda Ram.