DAVINA MURDEN
Jeune patriote
Mouvement Patriotique

Une meilleure représentation de la Femme mauricienne au sein de l’hémicycle est l’un des objectifs du Mouvement Patriotique (MP), qui aspire à un système politique, économique et social qui permettra à la société mauricienne de devenir plus juste et égalitaire. Dans la motion parlementaire pour réformer la Constitution, Alan Ganoo plaide pour une meilleure représentation féminine au Parlement. Il a proposé que l’Assemblée nationale légifère pour qu’au moins 30% des candidats pour les élections soit des femmes, un pourcentage faible mais suffisant pour assurer ‘une masse critique’ de femmes qui pourront influer sur les décisions politiques et les priorités nationales.

Pourquoi est-ce que le MP accorde autant d’importance à la représentation féminine ? Nous nous inspirons d’une mouvance mondiale qui milite pour des sociétés plus inclusives et justes. En Ouganda, par exemple, la Constitution de 1995 réserve un siège aux femmes par circonscription, ce qui a permis une hausse de 13% de la représentation féminine au parlement. En Amérique, 10 des États ont passé une loi exigeant une présence minimale de 20 à 40% des femmes aux élections nationales. Mais la réalité mauricienne est loin de ces avancées démocratiques. Avec une population de 50.6% de femmes, ce n’est pas concevable que la représentation féminine est de seulement 11.60% au parlement. D’ailleurs, on observe que cela n’a fait que diminuer si on prend en considération les chiffres de 2005 à 2017. Les statistiques sur la représentation féminine au parlement sont comme suit :

2005 : 17.10  %

2010 : 18.80 %

2017 : 11.60 %

2018 : 11.59 %

Ironiquement, il y a de moins en moins de femmes pour représenter la force féminine au sein de l’hémicycle. Paradoxalement, alors que la Femme mauricienne est de plus en plus active dans l’économie mauricienne, l’écart de l’inégalité salariale entre les hommes et les femmes était de 32% en 2015. Cela ne s’arrête pas là ! Notre vice-Première ministre était confrontée aux experts des Nations unies qui veulent savoir pourquoi la Constitution mauricienne n’a pas été amendée pour inclure les dispositions de l’Equal Opportunities Act.

Ce qui est étonnant est que des hommes du gouvernement mauricien disent combattre la discrimination et être en faveur de l’amélioration de la condition féminine à Maurice.

Pour nous, jeunes femmes engagées en politique, on croit fermement que la force féminine peut effectivement changer la politique à Maurice. Si on prend l’exemple du Togo, on comprend que c’est l’impact du vote féminin qui a contribué à la victoire des nationalistes qui ont pu faire aboutir leur revendication d’indépendance politique en 1960. Si on veut vraiment progresser comme on nous le répète tous les jours, il faudrait commencer par redonner (ou donner) sa juste valeur à nos citoyens mauriciens, hommes, femmes et enfants !