Sanjeev Teeluckdharry, l’avocat de Mike David Gaiqui s’insurge de la façon dont la Human Rights Commission (HRC) a mené l’enquête dans cette affaire de brutalité policière.  « Ce n’est pas comme cela qu’on mène une enquête de brutalité policière » a déploré l’avocat. Il fait ressortir que la HRC a pris l’affaire en main deux semaines après l’arrestation du prévenu David Gaiqui. « La Commission ne s’est jamais intéressée aux raisons pour lesquelles David Gaiqui avait été transporté à l’hôpital », dit-il. Pour l’avocat « il y a eu cover-up dans cette affaire » et en tant qu’avocat il déplore le manque de sérieux de cette institution. Et de poursuivre: « Je ne veux plus avoir affaire à la HRC même si j’ai confiance en la justice ».

Pour rappel, David Gaiqui s’était retrouvé tout nu, les mains menottées et les pieds enchaînés à une chaise au poste de police de Curepipe le vendredi 26 janvier dans le cadre d’une enquête sur une série de cambriolages. Sa photo dans cet état, prise par son avocat d’alors, a fait le buzz sur les réseaux sociaux et le traitement que lui a accordé la police, décrié de tous bords.