Un djembé ride la surface du silence. Est-ce bien raisonnable, me suis-je demandé. Je distingue des guitares sur les marches du complexe commercial. Des jeunes filles en fleur s’empressent de pénétrer dans une salle bondée. J’entends des chants et des gens se mêler aux rythmes. Qui se mélodisent. Ce n’est pas un centre commercial mais un lieu de culte ! Je ne porte aucun jugement; j’observe juste la scène. Un verveux officiant prend la parole en main, chante du fond du choeur. Et s’adresse aux ouailles comme à une seule âme, un seul homme.