Que la lumière soit !

L’intolérance souvent causée par la peur ou l’ignorance a de lourdes conséquences que sont les guerres et conflits entre autres. Pourtant, nous sommes toujours tentés à en faire le choix. Ainsi, encore plus aujourd’hui, alors que la planète est réduite à un petit village hyper connecté, le message de Divali relève d’une pertinence vitale qui garantit notre qualité de vie, voire même notre survie.
Cette rangée de lampes allumées qui, dans la pluie et l’obscurité éclaire la route de Rama vers sa ville de Ayodhya, participe non seulement à cette célébration du bien sur le mal, mais elle évoque aussi la discipline de cette route de la vie qui se doit d’être balisée par la lumière du respect et de l’amour. Sinon les lampes seraient placées n'importe comment, et non en rangée. Les valeurs protectrices de la communauté humaine ne sont pas automatiques, elles doivent être valorisées, cultivées, protégées.
Aussi ne serait-il pas judicieux que nous allumions une diya dans nos cœurs afin qu’elle éclaire et façonne nos pensées et que nous puissions promouvoir une culture du respect et de l’amour qui va au-delà de la simple tolérance.
Le message du Vatican invite d’ailleurs, à l’occasion de la Fête de Divali, les chrétiens et hindous mais aussi les autres communautés à aller plus loin que la tolérance en cultivant le respect : « Le respect de l’autre s’avère à cet égard un puissant antidote contre l’intolérance : il manifeste d’un regard authentique la “dignité” constitutive de chaque personne. À la lumière de notre responsabilité envers la société, la promotion de ce respect rend nécessaire l’expression de marques d’estime pour les différentes coutumes et pratiques sociales, culturelles et religieuses. Cela requiert, tout autant, la reconnaissance des droits inaliénables que sont le droit à la vie ou le droit de professer et de pratiquer une religion de son choix. »
Ce message planétaire est d’autant plus approprié à notre île Maurice plurielle, où les grandes coutumes et religions du monde se côtoient. Cela exige que chacun apporte sa pierre à la construction d’une véritable culture du respect, seule capable de promouvoir la résolution des conflits, la construction de la paix et un vivre ensemble harmonieux. Ainsi, vécue dans le respect et l’enrichissement mutuel, cette diversité pourrait bien aider à revisiter notre 64e place au classement du World Happiness Report 2017 tout en contribuant à réduire les risques de troubles mentaux dont souffriraient 200 000 citoyens du paradis !
 
Happy Divali !