Mahen Jugroo, le ministre du Logement et des Terres, et Gilles l’Entêté, directeur de la National Housing Development Authority (NHDC), n’ont pas tardé à réagir à l’appel lancé la semaine dernière par James Prosper, le porte-parole des habitants de Camp Bétel, à Petite-Rivière. Ce dernier avait attiré son attention sur les maisons dont les toits menacent de s’effondrer à n’importe quel moment. Le ministre et les officiers de la NHDC s’y sont ainsi rendus lundi matin.

Au total, 26 familles de Camp Béthel et 12 autres d’Albion vivent dans de telles conditions. Ces 26 maisons à Camp-Béthel avaient été construites en 1984 sous le “Low Cost Housing Projet”. Depuis, les habitants font face à d’énormes problèmes, notamment lorsqu’il pleut, l’eau s’infiltrant dans le toit et le béton.

Le ministre Jugroo rétorque : « Il est inconcevable que ces habitants ignoraient depuis plus de 14 ans qu’ils avaient droit à une allocation pour couler une dalle. J’ai demandé aux officiers de la NHDC de mettre sur pied un “desk officiel” après les heures de travail pour les aider à remplir les formalités de manière à ce qu’ils puissent bénéficier des facilités qui sont mises à leur disposition par le gouvernement pour couler la dalle. » Et de souligner que 4 726 personnes ont bénéficié d’une allocation pour la dalle de janvier 2015 à avril 2018.

De son côté, James Prosper s’est dit « très satisfait » de la réaction du ministre. « Mo pa ti atann ki minis ek bann ofisie NHDC pou vinn sur plas vit koumsa. Nou finn fer demars depi boukou lane depi ki enn bout beton ti tonbe lor enn zanfan. Nou koumans gagn lespwar ek zot prezans. »

Marie Olivia Toulouse est venue habiter l’endroit en 1984. Depuis, elle connaît les mêmes problèmes. Aussi souhaite-t-elle que « les choses bougent très vite ». Elle poursuit avec un brin d’ironie : « C’est un vrai calvaire lorsqu’il pleut. Nous sommes beaucoup plus à l’abri sous une boutique qu’à l’intérieur. »

Outre ce problème de logement, James Prosper a profité de l’occasion pour attirer l’attention du ministre Jugroo sur les infrastructures sportives, « qui tombent en ruine, faute d’entretien ». Parmi les infrastructures, le terrain de football est aussi dépourvu de lampadaires. « Ena bon zouer football isi. Mais zot dekourage. »