Bose Soonarane, un des dirigeants de la Renal Diseases Patients Association (RDPA

Bose Soonarane, un des dirigeants de la Renal Diseases Patients Association (RDPA), qui milite pour le bien-être des patients souffrant de leurs reins, est favorable à la création d’une banque d’organes où les Mauriciens pourront faire don de certains de leurs organes, après leur décès. Ce qui sera bénéfique à d’autres patients.

« Faire don d’un organe est un acte noble », dira Bose Soonarane qui accueille favorablement le Removal, Preservation and Transplantation Bill sur le prélèvement et la transplantation d’organes présenté récemment au Parlement. Environ 10 000 personnes souffrent de leurs reins à Maurice et 1 327 sont sous dialyse. Selon Bose Soonarane, lorsqu’on parle de transplantation d’organes à Maurice, « on parle essentiellement celle des reins. » Et de nombreux patients sont en attente d’un rein. « C’est la raison pour laquelle il demande aux parlementaires et aux autres politiciens de ne pas faire de la politique autour de cette question. Ce débat concerne la vie et la santé des humains, la souffrance des gens.

Il faut que les patients sortent gagnants de ce débat », a-t-il déclaré. « Il est malheureux que la loi actuelle datant de 2006 stipule que le donneur doit être un proche du patient. À part les proches, personne d’autre ne peut offrir un rein à un patient. Le problème se pose lorsque le diabète et l’hypertension frappent ces familles qui courent le risque d’être affectées par ces maladies héréditaires, et par la suite, elles peuvent elles-mêmes souffrir de leurs reins », a-t-il dit. De ce fait, elles ne peuvent offrir un de leurs reins aux patients.

ll y a aussi une question d’argent autour du don d’organes humain. A ce sujet, il estime que la nouvelle loi devrait être stricte et veiller à ce qu’il n’y ait pas une transaction financière quelconque entre le donneur et le receveur.