Après avoir déclaré à Week-End, dimanche dernier, que Preety Daby ne serait pas admise à la Jugdambi SSS comme elle le souhaitait, la ministre de l’Éducation, Leela-Devi Dookun, est revenue sur sa décision. Depuis mercredi, l’adolescente, aveugle, a été acceptée dans l’établissement scolaire de son choix.

Comme révélé dans Week-End en janvier, cela fait des semaines que Preety Daby, adolescente de Goodlands, se bat pour poursuivre ses études secondaires à la Jugdambi SSS, qui se trouve à quelques minutes de marche de son domicile. Depuis le départ, le ministère de l’Éducation avait refusé son admission pour divers raisons, dont le fait que son handicap et son aggregate ne lui permettraient pas de suivre la classe dans ce que l’on semble encore considérer, en dépit du nine-year schooling, comme un 5-star college.

À la place de la Jugdambi SSS, le ministère a proposé à Preety Daby des collèges très éloignés de son domicile, ce qu’elle a refusé. En dépit des démarches de la Global Rainbow Foundation, d’une lettre ouverte de Jane Constance et d’un rapport de l’Ombudsperson for Children, la ministre a campé sur ses positions, comme démontré dans la courte interview accordée à Week-End dimanche dernier.

Et puis, mardi, à la surprise générale, des officiers du ministère de l’Éducation ont débarqué au domicile de la jeune aveugle pour lui apprendre qu’elle avait été, finalement, admise à Jugdambi. S’il faut se réjouir du dénouement de cette affaire, une question mérite d’être posée. Pourquoi la ministre de l’Éducation a-t-elle contraint Preety Daby à un véritable parcours du combattant et perdre trois mois de classe pour finalement lui accorder ce qu’elle réclame depuis le début de l’année ?