La Résidence Père Laval, à Quatre-Bornes, plus particulièrement l’avenue Guy Rozemont, est en émoi depuis hier après-midi. Soopamah Pajinandy, âgée de 80 ans, mère de cinq enfants, dont quatre filles, et qui vivait seule, a été victime d‘une agression mortelle à son domicile. La découverte macabre a eu lieu vers 17h30 quand une voisine est allée lui rendre visite. Le premier élément surprenant est que la porte de la maison de la victime était fermée, ce qui n’est pas le cas habituellement.
En voulant essayer de comprendre de qui s’est passé, ce témoin devait constater que l’octogénaire gisait dans une mare de sang sur le sol, les pieds et les mains ayant été ligotés et la bouche bâillonnée. L’alerte a été donnée et des hommes du CID de Quatre-Bornes devaient être les premiers à arriver sur place pour sécuriser la “scene of crime” en vue de permettre aux experts du SOCO d’effectuer des prélèvements d’indices pour les besoins de l’enquête.
Les premières indications font apparaître que les assaillants ont ligoté les mains et les pieds de la victime après lui avoir mis un bâillon dans la bouche, lequel a été scellé avec de la tresse isolante. Vu les traces de sang retrouvées sur le sol de la maison, tout semble indiquer que la victime a également été agressée physiquement. Les enquêteurs du CID de Quatre-Bornes, qui travaillent en étroite collaboration avec leurs collègues de la Major Crime Investigation Team (MCIT), n’écartent pas la possibilité d’un cambriolage comme étant le mobile du crime. Toutefois, à ce stade préliminaire de l’enquête, aucun indice ne sera écarté.
Dans un passé assez récent, Soopamah Pajinandy avait déjà reçu la visite de cambrioleurs, dont un groupe de malfaiteurs portant des cagoules et armés d’armes tranchantes. Elle avait juste eu le temps d’appeler au secours et, à l’arrivée des voisins, les malfrats avaient pris la poudre d’escampette, laissant alors leur victime indemne. Concernant le meurtre d’hier, l’autopsie pratiquée par le Dr Bachoo, Police Medical Officer, qui avait dressé le constat sur les lieux hier en début de soirée, devra déterminer l’heure du crime pour permettre à la police de mieux orienter son enquête.
Du fait de la proximité des maisons dans le voisinage, les agresseurs ont probablement dû bien préparer leur coup car, à ce stade, aucun voisin n’aurait remarqué de mouvements suspects dans les alentours jusqu’à la découverte de la dépouille de la victime. Les proches de Soopamah Pajinandy, qui ne l’avaient pas rencontrée ces deux dernières semaines, étaient inconsolables en apprenant la triste nouvelle.
Après les procédures d’usage, la dépouille de la victime a été évacuée des lieux vers 19h30 pour être transférée à la morgue du Princess Margaret Orthopaedic Centre en vue de son autopsie. L’enquête se poursuit.