Face à la catastrophe annoncée, rien n’est pire que de ne rien faire. C’est bien beau d’être alarmiste, mais faudrait peut-être donner quelques ébauches de solutions. Il est aujourd’hui raisonnable d’épouser la cause écologique et de se rappeler la fable du colibri qui voulait circonscrire l’incendie dans la forêt en déversant les malheureuses gouttes d’eau contenues dans son bec. Imaginez le nombre d’allers retours pour venir à bout des flammes !

Ledit petit oiseau ne se découragea pas. Persuadé de sa solution pour ne pas avoir mauvaise conscience. Pas sûr que ses efforts soient payants ! Il aurait fallu un essaim de Canadair gorgés d’eau. Ledit petit oiseau ne semblait guère se rendre compte de l’ampleur du brasier. Ses bons sentiments écologiques étaient insuffisants. Sans se décourager, le vaillant volatile mobilisa une escadrille de colibris pour manifester contre cet enfer.

Les responsables de l’embrasement n’avaient rien à cirer de ceux vivant dans la concrete jungle. L’unité dans la biodiversité et autres scandements ne calmèrent pas la flambée des ardeurs, tandis que fondait la banquise comme un vulgaire glaçon dans un immense bouillon de poissons. Des actions seraient envisagées pour sauver Willy, Moby Dick, Flipper, Winnie l’ourson, Bouba et sa maman, ainsi que Balou et ses amis du livre.

Assis dans un cabinet climatisé, Maître Renard, alléché par l’odeur du fric, proposa un eco sound system afin de conscientiser et lever des fonds (sans négliger sa commission d’organisateur). Sauf que la crédibilité de Maître Renard craignait un maximum. Rien ne garantissait que ce coquin ne pomperait pas dans le gisement, faisant au passage profiter sa meute et celle de sa belle-famille. Il proposa d’innover au-delà du simple eco tax.

Les touristes “écolosensibles” seraient invités à venir en voyage non pas à bord de polluants avions mais sur de luxueux voiliers, alimentés par des groupes électrogènes fonctionnant à l’énergie solaire. Ce serait une formule de voyage écoresponsable et sur laquelle les opérateurs pourraient apposer l’étiquette “voyage bio”. On pollue moins, sans pour autant entraver le business.

Le conseil consultatif des bois approuva le projet. Et promit sa mise en œuvre dès que le feu cesserait dans les régions pétrolifères. Fallait absolument mettre de l’ordre là-bas et chasser les animaux qui semaient la “zanzanie” et qui représentaient une menace. Ainsi en avaient statué maître Renard et ses associés. Ceux qui n’étaient pas d’accord avaient cependant la liberté de fermer leur gueule. Et étaient libres de ne rien faire.

Ainsi va la vie dans la concrete jungle. Si tu l’ouvres trop, t’es capable de te prendre des sanctions économiques ou une bombe sur la gueule ! Si t’en es pas capable, ferme ta gueule et file droit !

Saviez-vous que la pollution de l’air a tué environ 8,8 millions de personnes dans le monde ? C’est une réalité problématique. Nous devrions être en état d’urgence environnementale, mais cela ne semble pas prioritaire. Nous allons pourtant tous crever de chaud en enfer, et disparaître du globe, comme jadis les dinosaures. Mais rassurez-vous, ce n’est pas pour ça que la Terre cessera de tourner. Faut juste ne pas trop faire de gamins…

En attendant le climat de braise annoncé, les puissants sucent le fioul et fabriquent des avions, des voitures et des camions. Faut bien que business se fasse ! Et la mère Theresa May qui annonce sa démission pour juin. Elle aurait foiré la sortie du Royaume Uni de la communauté européenne. Faudrait cependant penser à nous restituer Diego ou à nous payer une location pour le parking des bombardiers B52.

Sinon, pourquoi ne pas engager les déracinés sur la base, après avoir fait d’eux des sujets de sa Majesté ? Faut dire qu’avoir sa base militaire dans l’océan Indien est le nec plus ultra pour toute grande puissance (néo-coloniale) qui se respecte. Pas besoin d’être branché sur un réseau de caméras CCTV pour le savoir.