Maurice organisera les 10es Jeux des Iles de l’océan Indien en 2019 (19 au 28 juillet), après avoir accueilli les deuxièmes et sixièmes éditions en 1985 et 2003 respectivement. Après avoir enclenché les grandes manœuvres, avec la nomination du board du comité organisateur des Jeux des Iles (COJI) et son Chief Executive Officer, en la personne de Jean-Pierre Sauzier et ce, après le départ de Georges Chung, le gouvernement mauricien, à travers le ministère de la Jeunesse et des Sports, devra cravacher dur en 2018, afin de marquer le coup avec des Jeux d’envergure. Mais déjà, la dimension des Jeux a été sauvegardée avec la confirmation de La Réunion pour participer aux Jeux et ce, à l’issue de la réunion du Conseil international de Jeux, tenue le 12 décembre dernier à Ebène. Une rencontre qui a permis un dégel après les différends autour de l’Article 7 de la Charte des Jeux.

2018 sera, sans conteste, l’année des grands chantiers pour le COJI. Mais déjà, le comité organisateur a sorti une épine du pied avec la décision de La Réunion de ne pas boycotter ces 10es Jeux. Si à un moment donné, le Comité régional olympique réunionnais (CROS) avait maintenu sa décision de ne pas participer à ces Jeux, en revanche, ses dirigeants sont revenus à de meilleurs sentiments et ce, après que le nouveau libellé de l’Article 7 de la Charte des Jeux ait été amendé. Désormais, le terme « Nationalité » a été inclu pour remplacer le mot « natif ». Car pendant des années, les Réunionnais ont qualifié les conditions de participation (Article 7 justement) de discriminatoires à l’égard de leurs athlètes.

On se souvient d’ailleurs, comment les autorités réunionnaises avaient retiré leur équipe nationale féminine de volley-ball après la contestation soulevée autour de Myriam Kloster. Car selon, les sections II (b), il était stipulé : « Être licencié auprès du mouvement sportif de l’île durant trois années civiles continues incluant celle des Jeux » et 2 (c) : « Avoir été au moins cinq ans dans l’île ». Désormais, l’athlète doit « avoir la nationalité de l’île et avoir été licencié dans l’île au moins douze mois » et « tout concurrent ayant acquis la nationalité de l’île, doit avoir été licencié dans une discipline sportive au moins douze mois avant la date d’ouverture des Jeux. »

Construction et rénovation

Le problème réunionnais réglé, le COJI peut désormais travailler en toute sérénité avec la participation des autres îles de la zone océan Indien, comprenant La Réunion, Madagascar, Seychelles, Comores, Mayotte et Maurice. A commencer par le dossier, touchant aux infrastructures où la confiance semble être est de mise comme l’a récemment indiqué le CEO du COJI, Jean-Pierre Sauzier à notre confrère du Mauricien. Selon lui, les travaux de construction et de rénovation seront terminés à temps. A ce stade, les yeux seront surtout tournés vers la construction du complexe sportif de Cote d’Or à Helvétia, St Pierre. Selon les premières indications, ce sont les compétitions de natation qui devraient y être organisées dans la piscine flambant neuve faisant partie de ce complexe, qualifié de bijou par Jean-Pierre Sauzier lui-même.

En parlant d’infrastructure toujours, il est bon de rappeler que le complexe de Cote d’Or sera le seul à sortir de terre, puisque Maurice possède déjà les stades et gymnase nécessaire pour l’organisation de ces Jeux. Sauf que, comme nous l’avons souligné à maintes fois dans le passé, l’entretien de nos infrastructures laisse à désirer. C’est ainsi que les sites identifiés pour accueillir ces 10es Jeux sont le complexe sportif de Vacoas où est regroupé le centre de boxe et celui de l’haltérophilie, mais également le gymnase de Phoenix où sont prévues les compétitions de basket-ball. Si ces trois centres, construits dans le cadre des sixièmes Jeux en 2003 respire la modernité, en revanche, nous ne pouvons en dire autant pour ce qui est du gymnase Pandit Sahadeo, construit dans le cadre de la tenue des deuxièmes Jeux en 1985.

Franchement nous constatons, que cette infrastructure ne répond plus aux aspirations des compétitions de haut niveau. Dans ces conditions, il aurait été plus judicieux, que le ministère de la Jeunesse et des Sports se tourne, vers un nouveau gymnase de meilleure qualité, ayant surtout une capacité d’accueil beaucoup plus réelle, que celle du gymnase Pandit Sahadeo. Sans oublier, une nouvelle infrastructure offrant une meilleure sécurité pour les volleyeurs et le public également. Ce qui n’est actuellement pas le cas à Vacoas.
Préparation des athlètes

Pour ce qui est des autres sites, on retiendra celui du stade Germain Commarmond de Bambous pour l’athlétisme, du centre national de tennis de table de Beau-Bassin, du Grand Bay Yatch club pour la voile, de la plage de Mont Choisy pour le beach volley, du dojo de Grande Rivière Nord Ouest pour le judo, du stade Quartier Militaire pour le rugby et des stades George V, Anjalay Coopen, Auguste Vollaire et St François Xavier avec sa pelouse synthétique.

L’organisation des 10es Jeux n’est cependant pas uniquement une affaire d’infrastructures et d’organisation des compétitions. Au-delà de ces deux aspects très importants, il y aura également la préparation des athlètes, somme toute la plus importante, dans le sens où tous les Mauriciens, voudront voir la République de Maurice remporter enfin une édition des Jeux des Iles de l’océan Indien. Pour ce faire, le COJI pourra compter sur le Club Maurice Committee, présidé par Giandev Moteea et également président de la commission Finances et Marketing au sein de ce même COJI.

Génération des fonds

A ce stade, les grandes manœuvres ont déjà été enclenchées avec le soutien accordé aux athlètes prenant part à diverses compétitions, tant au niveau continentale que mondiale. D’ailleurs, la participation mauricienne aux Jeux du Commonwealth, prévus du 4 au 13 avril prochain, à Gold Coast en Australie, permettra aux sélectionnés de mieux s’armer en attendant le grand rendez-vous de 2019. Il faut, du reste, avancer que le premier grand rassemblement des présélectionnés, a déjà eu lieu à Bambous et qu’au niveau des différentes fédérations engagées à ces Jeux, les préparations ont déjà été entamés depuis plusieurs mois. Soulignons également que des tests de fitness et médicaux ont déjà été réalisés à l’intention des présélectionnés, y compris Rodrigues, et que des mesures devaient être pris en conséquences, afin de permettre à ces derniers de participer pleinement à leur préparation.

Par ailleurs, le gouvernement mauricien investira tout, pour que ces Jeux soient une réussite. Au niveau du Club Maurice Committee d’ailleurs, un gros travail a déjà débuté avec pour but, de rassembler le maximum possible de partenaires financiers dans le but de permettre à l’organisation de tourner à plein régime et aussi de soutenir les présélectionnés en leur offrant les meilleures facilités voulues, afin de pouvoir être au top au Jour-J. Un sponsoring kit a déjà été remis à un certain nombre d’éventuels sponsors et qu’à ce jour, la confiance est de mise pour un très bon response.
Hors texte – Rodrigues

Jeudi dernier: Soutien réitéré du PM à l’organisation

Le Premier ministre Pravind Jugnauth a réitéré son soutien à l’organisation des 10es JIOI. C’était lors d’une rencontre, jeudi dernier, avec son ministre de la Jeunesse et des Sports, Stephan Toussaint. Ce dernier, a profité pour faire état avancé des
travaux, touchant plus particulièrement à la préparation des présélectionnés, à la construction du complexe sportif de Côte d’Or à Helvétia, St Pierre et aux travaux de rénovation qui devront être entrepris sur les différents sites de compétition. Il a surtout aussi été question du dossier des finances, entourant l’organisation de ces Jeux à Maurice. Le ministre Toussaint était accompagné du secrétaire permanent de son ministère, Mubarak Boodhun et de son adjoint, Jaganathan Rangan, du CEO du COJI, Jean Pierre Sauzier et de Rajen Descann, responsable du comité de suivi, des JIOI