Marie D, 21 ans, la fille de joie qui a eu des rapports sexuels avec Saven Seerungen, fils du DCP Tangavel Seerungen, a été arrêtée jeudi. Cette habitante de Plaisance, recherchée par la police depuis mardi, a confirmé que le fils du haut gradé l’avait emmenée près de l’hôtel Royal Garden à Beau-Bassin dans une BMW bleue, après avoir accepté de lui remettre Rs 1 000 pour ses services. Alors qu’ils étaient en pleins ébats sur le siège arrière de la voiture officielle de la police, attribuée au DCP Seerungen, des policiers les ont interpellés.

La jeune femme a été traduite au tribunal de Rose-Hill hier après-midi où une accusation provisoire de « Gross indecent act in public » a été logée contre elle. Marie D a été libérée contre une caution de Rs 3 000. Par ailleurs, le chef inspecteur Murugeassen, qui a un lien de parenté avec les Seerungen, a été transféré du poste de police de Beau-Bassin à celui de Quatre-Bornes.

Les Casernes centrales expliquent cette décision en évoquant « la transparence pour le bon déroulement de l’enquête ». Par ailleurs, une enquête est en cours pour déterminer si les policiers ayant travaillé dans la nuit de dimanche à lundi, ont respecté toutes les procédures entourant cette affaire. Quatre policiers ont été appelés à fournir des explications au quartier général de la Western Division jeudi. Le but est de déterminer qui a donné l’ordre de relâcher sur parole Saven Seerungen et Marie D.

C’est aux alentours de 00 h 30 dans la nuit de dimanche à lundi qu’une patrouille de la Criminal Investigation Division (CID) de Beau-Bassin est tombée sur une voiture garée dans un lieu discret près du jardin Balfour à Beau-Bassin. Les policiers étaient intrigués, car si les vitres étaient fermées, l’engin bougeait. C’est alors qu’ils sont tombés sur un couple en pleins ébats. Ils ont été conduits au poste de police de Beau-Bassin où les enquêteurs ont noté que la BMW bleue est une voiture de police, attribuée au DCP Tangavel Seerungen.

Saven Seerungen a lui été traduit en justice mardi sous une accusation provisoire de « Gross indecent act in public ». Comme la police n’a pas objecté à sa demande de remise en liberté conditionnelle, il a été libéré contre une caution de Rs 5 000 et une reconnaissance de dette de Rs 50 000.