Des maldonnes continuent depuis 2015 au Food and Agricultural Research and Extension Institute (FAREI), surtout s’agissant de la promotion de certaines personnes. À ce jour, aucune rencontre ne s’est tenue entre le corps syndical et la direction. C’est ce que dénonce le président de l’AREU and Other Workers Union, Soobhash Seechurn, au Mauricien.

Selon lui, il essaie tant bien que mal de calmer les esprits surchauffés de cette institution car, dit-il, plusieurs personnes ayant « des connexions politiques », comptant peu d’années d’expérience et étant sans qualifications académiques appropriées ont été promues au détriment de ceux travaillant pendant de longues années.

« Certaines personnes qui n’ont pas de qualification appropriée ont été promues et celles qui ont une bonne qualification académique et qui travaillent depuis plus de 10 ans n’ont pas été nommées », déplore amèrement Soobhash Seechurn, président de l’AREU and Other Workers Union. Des employés ayant travaillé depuis 17 ans en tant que “stockman” et n’ayant pas de qualifications académiques ont été rejetés. « Nous avons lutté avec le Pay Research Bureau pour qu’une qualification académique ne soit pas réclamée pour ce poste », dit-il. Pourtant, dit-il, certaines personnes opérant dans d’autres départements du ministère de l’Agro-industrie et qui occupent le même poste « n’ont pas de certificat académique ». Le président affirme avoir envoyé plusieurs correspondances aux institutions concernées pour « chercher justice ».

Le président fait ressortir qu’il lutte en ce moment principalement pour le “minor grade”. « Nous n’avons obtenu aucune rencontre avec la direction depuis un an. Si nous avons eu une réunion, personne n’a été à l’écoute de nos problèmes », dit-il. Le syndicaliste ajoute que les travailleurs de FAREI font face à plusieurs soucis, dont le manque d’eau potable et de toilettes, et dit calmer ceux qui sont « très en colère » en raison de la situation actuelle. S’il arrive difficilement à le faire, il dit être critiqué par ses pairs. « Ils disent que je ne fais rien pour eux », dit-il, et fait ressortir qu’il se plie aux règles. Avançant que ces 300 membres sont « victimes de ce qui se passe au FAREI », le président demande au ministre de l’Agro-industrie de revoir la situation actuelle et de révoquer le CEO ou le président de FAREI si les maldonnes sont prouvées.