Landscope Mauritius Ltd avait saisi la Cour suprême afin de réclamer un ordre d’éviction contre Borsalino Ltd, qui gère un restaurant au Port-Louis Waterfront depuis 1998. Landscope Mauritius reproche en effet au commerce de n’avoir pas respecté le contrat et d’avoir cessé de payer le loyer depuis 2014. Lanscope Ltd lui réclamait des loyers impayés à hauteur de Rs 1 251 874. Le juge Abdurafeek Hamuth a tranché en faveur de Landcope Ltd, émettant un ordre de Habere Facias Possessionnel. Borsalino Ltd a jusqu’au 31 août pour quitter les locaux.

La cour a estimé que le locataire n’avait pas respecté les conditions du contrat et avait occupé les locaux illégalement. De plus, elle a attiré l’attention sur le fait que l’entreprise n’avait rien fait pour préserver l’état des lieux ainsi que les facilités qui lui ont été accordées, et ce bien que le défendeur avait indiqué avoir encouru des dépenses personnelles pour la maintenance des locaux. « The respondent has patently failed to substantiate its averment of “droit de superficie” as per the above requirements. Furthermore, clause 18.2 of the lease agreement enjoins the tenant to restore the premises at the expiry of the lease in the same state and condition of repair as it was at the commencement of the lease, except for ordinary wear and tear », est-il écrit dans le jugement.

À noter que Borsalino, de son côté, a logé une plainte en réclamations de Rs 12 M contre le plaignant pour les conditions défavorables dans lesquelles il dit opérer depuis les inondations du 30 mars 2013. Borsalino Ltd soutient que « la détérioration des infrastructures et le manque d’hygiène » sont à l’origine de la chute de son chiffre d’affaires. La SPDC n’a pas respecté ses engagements en sa capacité de propriétaire, vu l’état insalubre qui perdure. Il fait également ressortir que la situation s’est aggravée depuis les inondations meurtrières du 30 mars 2013, car la réputation du Port-Louis Waterfront comme centre touristique et commercial a été profondément entachée.