Leadership en péril ou possible rédemption ?

En 1967, alors que notre pays se préparait à prendre en main sa destinée, il y eut l’émergence d’un nouveau leadership, visionnaire et qui avait à cœur l’essor de Maurice. Aujourd’hui, nous faisons face à une crise de leadership. Entre corruption et autres scandales, qui éclatent sans s’essouffler, on se demande comment en est-on arrivé là ?
Peut-être que nous, citoyens, avons été trop complaisants envers ceux qui nous dirigent. Nous ne demandons pas assez de comptes, ne questionnons pas assez les agissements ou ne condamnons pas les dérives et les propos de division de nos leaders.
Force est de constater, que ce soit les leaders politiques, ceux des organismes socioculturels, et autres chiens de garde de la société, il y a eu peu ou pas de réels renouvellements à la tête de ces organismes. Cela a peut-être contribué à faire place à une certaine complaisance, pour que nous fermions les yeux sur ces dérives.
Mais nous sommes parvenus à un moment crucial de notre histoire. Il est temps que nous définissions ce que nous recherchons en un leader : nous voulons que nos leaders aient une vision collective – une vision qui émane du peuple, pour le progrès et le développement du pays dans son ensemble. Le leader devrait être compétent. Il ou elle devrait faire preuve d’intégrité, avoir à cœur le pays, et ne doit pas être au pouvoir pour s’enrichir. Ce leader doit être une personne qui fasse évoluer son équipe, et aide à un renouvellement et n’hésite pas à céder sa place aux méritants, pas seulement à ceux de son clan ou sa famille.
Il s’agit peut-être d’une utopie, mais nous voulons d’une île Maurice nouvelle et unie orientée vers une vision de progrès global. Nous pensons qu’au sein de la nouvelle génération, figurent des personnes qui pourraient incarner ce nouveau type de leader et nous sommes d’avis que nous, citoyens, avons un rôle déterminant pour permettre l’émergence de ces leaders.