CHRISTIAN NÉMORIN

(La préservation de la nature, la protection de la faune et flore, la non-pollution, le beau au naturel, nous y adhérons totalement.)

Le climat étant devenu un sujet fort présent depuis des décennies dans les médias, ce qui est étonnant c’est que tous les principaux médias qui couvrent ce sujet vont la même direction. A beau chercher parmi les principaux pourvoyeurs d’informations – lecture, écoute, visionnage – on se retrouve avec un même esprit de diffusion. À savoir, il faut sauver la planète, il faut changer nos comportements de consommation, il faut une transition énergétique.

Diffusion médiatique

Là où c’est très grave, c’est que l’on ne retrouve presque pas de contradictions et de contradicteurs de tout ce qui est présenté dans les colonnes, sur les ondes, sur les écrans. Le principe du 30-30-40 du journalisme, à savoir que la couverture d’un sujet devrait comporter 30% de l’espace pour couvrir les arguments de A et 30% de ceux de B, les 40% restants pour la marge et les exactitudes, ce n’est pas ce qui se passe. On en est à quasiment 100% d’exposition favorable aux défenseurs de la cause écologique.
Il faut rajouter à ce qui est donc devenu, de facto, un martelage pour ce qui est de cette couverture de l’évolution du climat, que, quand il s’agit du traitement des opinions journalistiques dans un média, ici aussi l’on fait face à 100% de couverture en faveur de la cause écologique, sans initiative professionnelle d’y insérer l’autre son de cloche. De fait, il faudrait savoir si au sein des rédactions autour du monde, l’ordre est-il donné de prendre un sens unique. On aurait pu comprendre le positionnement si les médias sont d’ordre militant en termes de courant de pensée politique, à gauche ou à droite, communisme ou autre, d’ordre philosophique ou sur tout autre considération sociétale. Mais venant de médias dits indépendants, il est très dramatique que ceux-ci ne considèrent pas l’éthique la plus basique car, par extension, c’est le public qui n’est pas respecté. Le prend-on pour un abruti (?) qu’on pourrait nourrir au gré de la cuillère qui lui est tendue.
Pour entrer dans le monde des idées sur le sujet du climat, il est apparu depuis peu de nouvelles formes de diffusion d’informations. Elles sont les médias de réinformations. Pour l’esprit humain qui chercherait ou voudrait se départir de la pensée orientée et de la pensée unique distillées sur le thème d’une planète mal en point, on y trouve dans ces médias de réinformations suffisamment de matière pour compenser cette immense carence journalistique – qui ne regarde que d’un côté. Et, plus fondamentalement, l’être humain qui se doit d’être libre au-devant d’un choix, d’une opinion, et surtout et avant tout au-devant d’une action, l’être-humain-qui-pense trouverait substance à satisfaire sa curiosité. Idem pour les journalistes qui voudraient faire un travail approfondi.

Propos disproportionnés

Pour avoir parcouru des kilomètres de lignes, écouté des semaines d’intervention, visionné autant de semaines de conférences des optimistes du climat, il en ressort une récurrence : les militants de la cause climatique attaquent systématiquement ces intervenants, ce qui est aussi le cas pour les institutions qui, aux yeux de ces militants, tardent à appliquer leurs revendications. L’agressivité des militants radicaux de la cause climatique est nettement disproportionnée. Il faudrait même avancer que c’est presque une haine des autres, quand il s’agit de certains commentaires. Par ailleurs, outre la colossale disproportion médiatique – impartie aux défenseurs du climat, ces médias dénigrent pernicieusement toute autre voix qui ne leur convient pas. On aura rarement vu ça. Même en politique les médias traitent les uns et les autres avec plus ou moins de respect et avec équité.
Assez vite, quand on prend le temps de faire le tour de la question, d’analyser cette agressivité et cette haine, on se rend compte que la pensée et les actions ont largement dépassé la cause et les convictions, voire dépassé la question morale. Ces militants en ont fait une question de bien et de mal. Et on s’aperçoit aussi que les implications sont bien plus profondes que ce qu’on peut trouver en surface. À noter que pour qu’il y ait une guerre, les deux parties doivent penser qu’elles sont dans le vrai, le bien.

Épistémologie

La fonction mathématique du climat est très loin d’être maîtrisée en 2019 parce qu’il lui faudrait plusieurs disciplines scientifiques pour essayer de s’approcher au plus près. Sans être exhaustif, des disciplines telles la physique, l’astrophysique, la climatologie, la météorologie, les mathématiques et les statistiques, la géoscience et d’autres sont nécessaires. De même pour les océans, nuages, l’impact des taches solaires, par exemple, pour les complexités ; le courant marin, El Nino, les activités volcaniques, les vapeurs d’eau et le gaz carbonique, les multiples températures autour du globe à la même minute sont aussi parmi les études qui sont utiles. Et puisque à citations et études brandies, contre-citations et contre-études, nous avons choisi l’épistémologie comme angle d’entrée pour développer une série de textes.
Toutes ces disciplines pouvant être corrélées, le thème climatique est une question en cours, ouverte, et dont nous sommes loin d’avoir la réponse définitive. Et, surtout, pour ce qui est de sa compréhension qui serait basée sur une certitude, nous ne pouvons pas encore faire entrer le climat dans une équation. C’est pour cette raison qu’il n’est guère aisé d’avoir un esprit de synthèse. Et c’est précisément parce que nous ne comprenons pas encore le climat en tant qu’équation et que le temps, en tant qu’unité de mesure, est un allié, qu’il ne faudrait donc pas courir, que nous devrions nous garder d’y engager l’argent public ou de mener une politique publique qui entraînerait un gaspillage.
« Il n’y a pas de climat global, donc il n’y a pas de réchauffement global » (Marcel Leroux, climatologue) ; « Bien sûr qu’il y a un changement climatique, il existe depuis le début des temps » (Patrick Moore, ex-Greenpeace) ; « Obama, vous vous fourrez le doigt dans l’œil avec le réchauffement climatique » (Ivar Giaever, prix Nobel) ; « Le changement climatique politico-généré » (Prof. Dr Werner Kirstein) ; « Le changement climatique est un hoax inventé par l’ONU » (Maurice Newmann, ancien conseiller de Premier ministre australien).
C’est autour et entre ces dires que nous allons naviguer.