Annoncée pour la deuxième semaine de janvier 2018, l’entrée en opération du tronçon Ripailles/Valton, sur l’autoroute Terre-Rouge/Verdun est compromise. Des retards ont été accumulés dans les travaux de réparation qui ne pourront être complétés, selon nos informations, qu’au mois de février 2018.

Cela fera ainsi plus de trois ans que ce tronçon — fissurée depuis janvier 2015 — n’est pas accessible aux automobilistes. Mauvaise nouvelle pour les automobilistes. Les travaux de réparation, démarrés en avril 2017, ont accusé du retard. Selon une source qui supervise ce dossier, “les travaux techniques sont très compliqués et le contracteur a eu des difficultés pour respecter le délai”. Or, lors d’une visite du site, alors que les travaux entrepris par la firme TransInvest venaient de démarrer, le ministre des Infrastructures publiques avait indiqué qu’il ne tolérerait “aucun retard”. “Tout sera fait dans les délais, et peut-être même avant, car nous ne voulons pas de cost over-run, nous voulons la qualité”, avait avancé Nando Bodha. S’il est aujourd’hui évident que ce tronçon ne sera pas opérationnel avant deux mois au moins, aucune information ne transpire quant aux coûts additionnels sur les Rs 284 M que coûte ces réparations, que ce retard dans la livraison implique.

Pour rappel, après l’effondrement de ce tronçon quelques jours à peine après son inauguration, il a fallu des analyses poussées et le recours à l’expertise d’abord sud-africaine et, ensuite, coréenne, pour établir le taux de porosité du sol, ensuite déterminer la méthode à utiliser pour réparer ce tronçon. Si, au départ, selon les recommandations des experts sud-africains, il était question d’utiliser la technique spécialisée de “stone column” pour réparer la partie endommagée de la route, le gouvernement a décidé d’employer une autre technique — la Horizontal Replacement Method — beaucoup plus simple, selon les recommandations de la Korean Expressway Corporation Ltd. Cette méthode consiste à enlever les sols et roches sujets aux glissements de terrain pour les remplacer par des matériaux plus solides et de meilleure qualité.

Depuis le mois d’octobre, d’importants travaux de fouilles ont été effectués sur ce tronçon où toute la partie fissurée — asphalte et rochers sur quelque 300 mètres et 15 m de profondeur — a été enlevée pour être remplacée par des rochers non poreux, plus solides, sur une hauteur variable de 14 mètres, et qui peuvent soutenir le poids de la route. A ce jour, les travaux ont avancé d’environ 60%, soutiennent certains experts, alors qu’ils auraient dû être pratiquement finis. “Le contracteur a eu des difficultés techniques. Cette région est particulière, il y a des précautions majeures à prendre pour une stabilité constante de la route. Grâce à la méthode de remplacement horizontal adoptée, nous pouvons effectuer une inspection visuelle à chaque étape des travaux, ce qui nous permet de déceler tout manquement”, laisse-t-on comprendre au niveau de la Road Dévelopment Authority (RDA).