C’est devant une salle comble samedi dernier que les Trois Moustikers ont joué leur spectacle Le Rire Sifflera Trois Fois au Théâtre Serge Constantin. Des retrouvailles avec le public après une année d’absence qui se sont déroulées dans une folle ambiance.
C’est un véritable récital d’humour qu’ont livré les Trois Moustikers. Les rires ont fusé de partout pendant les sketchs, les parodies de films et les chansons humoristiques proposés par les trois joyeux lurons que sont Stephan Raynal, Burty Prosper et Alain Narainsamy. Un trio homogène qui s’entend à merveille sur scène et qui n’hésite pas à improviser, parfois même jusqu’à déboussoler les deux autres, pour le grand bonheur du public.
Le public n’est pas resté insensible aux jeux de mots, discipline dans laquelle les Trois Moustikers sont passés maîtres. La gestuelle des trois humoristes et leurs grimaces accentuent leurs vannes. À tel point que même celles qui sont moins drôles sont applaudies.
Les Trois Moustikers ont une nouvelle fois démontré qu’ils étaient les rois des chansons humoristiques. Plus précisément des parodies de chansons connues. Le Quando, quando, quando d’Engelbert Humperdinck a été l’un des moments forts de ces parodies. “Kan pou koltar nou sime, dir nou Nando, Nando, Nando”, a entonné Stephan Raynal, avec un sourire en coin, déclenchant l’hilarité générale dans la salle. Idem pour le I have Nothing de Whitney Houston, transformée en Se enn mofinn.
Le trio s’est donné les moyens de plaire à son public avec des vannes qui sont parfois trop faciles. Mais reconnaissons que les Trois Moustikers ont réussi à proposer un spectacle très drôle, en évoluant dans des sphères qu’ils maîtrisent à la perfection.