Marché d'Abercrombie

Des maraîchers, qui travaillent depuis de longues années dans les étals qui leur ont été alloués au marché de Surinam, sont remontés. Ils déplorent en effet l’absence d’un Public Health Officer ayant pour responsabilité de se rendre régulièrement sur place pour prendre les doléances des marchands et s’assurer qu’ils travaillent dans de bonnes conditions. « Cela fait plus de deux ans qu’on ne l’avait pas vu. À chaque fois qu’on téléphone au conseil de district de Savanne, un officier laisse entendre que le PHO est en congé et qu’il viendra sur place dès qu’il reprendra son travail. Nu ankor pe atann. Ena marsan pre pu pran retret, li pa ankor vini mem », dénonce Ashok Jugroop, un maraîcher opérant au marché de Surinam depuis 1978. Rouamani Devi Ramdhun Randay, une maraîchère dont l’étal est situé non loin de celui d’Ashok, n’y va pas avec le dos de la cuillère. Elle dénonce « la sourde oreille » des autorités. « Nu pey Rs 5 400 par an konsey distrik pu nu permi. Nu finn fatige denons bann labsans enn inspekter », dit-elle.

Les maraîchers ont aussi évoqué les actes de vandalisme commis dans le marché en deux occasions, et ce en raison d’une imposte ayant déjà été fracturée par des malfaiteurs. Par rapport à la présence de pigeons sur le toit du marché, ils suggèrent que des filets soient installés pour les repousser.

Veer Gajadhur, le président du conseil de district de Savanne, « a pris bonne note », dit-il. En attendant, il leur demande de lui faire parvenir une lettre dans laquelle ils devront exprimer toutes leurs doléances. « Mo pu fer le neseser », a-t-il promis.