Le 27 septembre dernier, la vie de Pamela Baptiste et de sa famille a pris une tournure tragique. La maison où elle est née à Terrasson, Pointe aux Sables, a été réduite en cendres par un incendie. Depuis, la famille a trouvé refuge dans un appartement à La Tour Koenig. Un foyer provisoire puisqu’elle va devoir rendre les clés en janvier lorsque le propriétaire rentrera au pays. L’angoisse de se retrouver à la rue anime le quotidien des Baptiste.
“Nous vivons dans l’angoisse. En janvier, nous allons devoir rendre les clés de la maison où nous avons trouvé refuge après l’incendie. J’ai peur que mes enfants aient à dormir dans la rue”, confie Pamela Baptiste, 33 ans. Cette mère de trois enfants, âgés de 14, 11 et 9 ans, se dit “dévastée” par le sort réservé à sa famille. Après que sa maison faite de bois et de feuilles de tôle a entièrement brûlé le 27 septembre dernier, la peur de se retrouver à la rue prédomine. Ses nuits sont agitées par des pensées obscures et ses journées sont meublées par des démarches pour avoir de quoi nourrir ses enfants. “Je ne dors presque pas. J’ai toujours des images de flammes embrasant ma maison pendant que j’assistais impuissante à toute la scène.”
Son concubin, Joseph Tonta, fait des pieds et des mains pour trouver des petits boulots afin de pouvoir subvenir aux besoins urgents de la famille. “Je fais des petits boulots ici et là, je n’ai pas d’emploi fixe. Mo pe bizin tras trase pou nouri mo fami. Nous avons besoin de vivres et de vêtements et un lieu où habiter à partir de janvier.” Si les Baptiste ne sont pas à la rue actuellement, c’est grâce à la générosité d’un proche, qui leur a loué un appartement disponible pour quelques mois. Mais en janvier, ils n’auront d’autre choix que de rendre les clefs et d’essayer de se trouver un nouveau foyer. “On nous a dit que la NEF allait nous reconstruire une maison. Mais on nous a fait comprendre que nous sommes la sixième famille sur la liste”, confie Pamela, alors que ses yeux ne quittent pas sa fille de 9 ans.