Le Premier ministre a souhaité s’exprimer face à la presse, ce jeudi 15 mars, au bâtiment du Trésor après que la Présidente de la République a annoncé dans un communiqué, hier qu’elle campera sur sa position et ne démissionnera pas.

La cohabitation reste difficile, le départ de la garante de notre constitution devait avoir lieu aujourd’hui toutefois, Ameenah Gurib-Fakim reste toujours en poste, et le fait bien comprendre dans un communiqué émis hier matin par la présidence de la République.

Le Premier ministre est revenu sur les événements. Suite à leur rencontre après la réunion spéciale du conseil des ministres, le jeudi 8 mars, la présidente l’a informé qu’après mûre réflexion, elle donnera sa démission dans le plus bref délai. Lors d’une deuxième, rencontre le lendemain matin, vendredi 9 mars, la Présidente et le Premier ministre devait conclure que le départ devrait être effectif le 15 mars et que la date n’allait pas être annoncée. Toutefois hier, elle serait revenue sur ses paroles et a annoncé par le biais d’un communiqué qu’elle ne quittera pas son poste.

Le chef du gouvernement déplore les agissements de la Présidente « Monn bien choké par la façon, dont la présidente inn agir. mo considere honteuse et non élégante la manier de faire. Se enn mank de respect total envers la population » a-t-il déclaré. Le chef de l’État se dit choqué par la tournure des événements, « C’est une attitude déplorable, portant atteinte à notre institution. Je m’attendais à ce que la présidente de la République m’appelle pour me dire qu’elle avait changé d’avis après notre discussion ».

« Mo kone deza ki mo pour fer me mo pou diskit avek mo bann minis avan nou pran bann action. Nou ava gete ki nou pou fer a ce moman la », a-t-il répondu à une question concernant les actions qu’il compte entreprendre face à cette situation. Il souligne être maintenant en possession de beaucoup plus d’informations sur cette affaire et annonce que les accusations qui sont reprochées à la Présidente de la République seront rendues publiques en temps et lieu et que la population connaitra très bientôt la décision du gouvernement.

Suite à une question concernant les propos de Xavier Duval sur une radio privée du fait qu’il y ait « 3 gros réquin ki implike dans zafer Sobrino », le PM invite Xavier Duval « vinn donn bann element d’information concernant bann requin et nou pou fer enn maniere agrip zot et tir zot ».

Répondant à une question concernant les spéculations sur une éventuelle base militaire Indienne à Agaléga, le PM : « Mo kone ki koze inn koze kan Navin Ramgoolam inn sorti ek inn dir monn koz en privé avec le président Indien. Dimounn pou trouve pli tar ki pena okenn base militaire prevu lor Agalega. Monn donn la garanti mo pran mo responsabilite. Kan ca pou inn fini fer, nimport ki mauricien pou anvi al Agalega kouma zot anvi al Rodrigues et bénéficier bann facilite ki pou met en plas la ba. »