Le fait que les grands partis au Parlement avaient choisi de se faire représenter par leurs plus jeunes élus, pour les débats sur le discours-programme, avait laissé espérer que le temps du renouvellement des vieux de la vieille par des jeunes dynamiques était venu. Que par leur jeunesse, leurs idées, leurs opinions, leurs arguments et leurs manières de s’exprimer, les nouveaux députés allaient donner un coup de neuf à notre Parlement cinquantenaire. S’il faut se baser sur la « performance » de la première des jeunes députés à s’être exprimés au Parlement lundi dernier et il fallait s’y attendre avec le système de Best Loser, surtout à Quatre-Bornes. Déjà, dans un passé pas trop lointain, elle avait choisi la sécurité d’un job à un siège de conseillère municipale élue, ce qui en disait déjà long sur ses priorités et son engagement politique. Par la suite, Tania Diolle s’était illustrée par une propension à essayer de faire du buzz sur les réseaux sociaux en manipulant les faits à son profit politique, en travestissant la vérité et en utilisant toutes sortes d’arguments pour s’attirer de la sympathie. Même en exploitant le fait qu’elle est orpheline de père. Dans le cadre de sa tentative de se faire remarquer à tout prix, elle avait participé à toutes les activités pouvant lui valoir une photo dans la presse. A souligner que quand la presse ne le faisait pas, elle postait elle-même sa photo sur les réseaux sociaux.

Cette accumulation de posts en sa faveur et ses prises de position sur les sujets d’actualité lui avaient valu, lors d’un débat, le qualificatif mérité d’opportuniste politique. Elle a démontré qu’elle l’était quand, après avoir négocié pendant des mois avec les rouges, elle a suivi son mentor qui est devenu le transfuge qui change d’alliance plus vite que son ombre en quittant le PTr pour se joindre un MSM, après avoir juré le contraire deux heures avant

Pour essayer de faire d’elle la vedette de la rentrée parlementaire, la députée corrective de Quatre-Bornes a monté lundi dernier une opération de Com. Avec deux de ses collègues, elle avait décidé de prendre le tramway de Rose-Hill à Port-Louis pour se rendre au Parlement, montrant ainsi qu’ils sont des députés qui voyagent comme et avec le peuple. A la surprise générale, l’équipe télé d’une radio se trouvait — par le plus pur des hasards, évidemment ! — sur place pour immortaliser l’événement. La réussite de la mise en scène d’une opération de Com repose sur le fait qu’on ne la voit pas. Dans le cas de l’opération “Tania and Co dans le métro”, on voyait non seulement le mauvais script, le décor et son envers, mais surtout ses grosses ficelles, car les trois députés, qui n’habitent pas à Rose-Hill, ont fait des dizaines de kilomètres dans leurs voitures aux plaques personnalisées, ce qui dénote leur manque d’ego ! pour se faire déposer à la gare. Tout ça pour se faire filmer dans le cadre d’une grossière opération de Com ratée qu’un confrère a fort justement baptisée « T’as le look métro ». En fin de compte, c’est ça qui importe pour Mme Diolle — que l’on avait osé qualifier de « nouvelle Vidula Nababsing » — et ses amis nouveaux députés, utilisateurs occasionnels du tramway : le look, la pose, la frime. Bref, du mauvais cinéma !

Apres ce ratage, on espérait que la députée corrective de Quatre-Bornes allait se livrer à une analyse sérieuse et originale du discours-programme. A la place, on n’a eu droit qu’à une suite de platitudes dans le cadre d’un long exercice de Je-me-moi où la députée se réfère à elle-même en ces termes « la Tania Diolle ! » — qui tournait autour d’elle, de sa vie,  ses voyages, ses préférences, ses références et ses tentatives de justifications de ses actions passées. Des justifications grossières comme son opération de Com ratée de lundi matin. Exemple : alors que la presse avait republié des photos d’elle manifestant contre la construction des voies ferrées, elle a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’une manifestation contre, mais d’une demande d’explications ! Au chapitre des références elle a cité Voltaire — en anglais ! — et surtout la chanteuse Rihanna qui serait son inspiratrice et dont elle a cité de larges extraits d’une de ses chansons. D’autres ont déjà établi la liste des inexactitudes, des approximations et des fautes — d’anglais et de français — du discours de Mme Diolle et de sa propension à chanter les louanges de son mentor et du leader de l’alliance qu’elle a rejointe il y a cinq mois. Selon certains, la députée corrective de Quatre-Bornes n’a rien à envier en termes « discours pass di beure » aux meilleurs courtisans du MSM.

En ce qui concerne l’opportunisme, elle a confirmé tout ce que l’on pensait d’elle.