Avec la confirmation de l’embrigadement du Mauricien Yogen Sundrun, devenu Abu Shuaib Al Afriqi en tant que jihadiste de Daech (Etat islamique), les autorités mauriciennes ont sollicité la collaboration d’Interpol. La dernière adresse connue de Yogen Sundrun étant en Grande-Bretagne, des contacts ont été établis avec les autorités britanniques en vue d’établir les circonstances entourant l’enregistrement vidéo de propagande où ce Mauricien lance un appel en créole pour rejoindre Daech.
Entre-temps, à Maurice, le National Security Service (NSS), le Central CID et la cellule de lutte contre le terrorisme, basée au Prime Minister’s Office, conjuguent leurs efforts en vue de compiler le maximum de renseignements sur le recrutement de Maurice par ce réseau terroriste islamique de même que d’autres cellules qui pourraient être en activité. Dans un premier temps, les parents de Yogen Sundrun, qui habitent Terre-Rouge, ont été appelés à collaborer avec les autorités en fournissant des détails sur le parcours de ce père de famille de cinq enfants, qui n’en serait pas à son premier enregistrement de propagande islamiste.
À ce stade, les indications précisent que la radicalisation de Yogen Sundrun serait intervenue à l’étranger, notamment en Grande-Bretagne. Cette information fait actuellement l’objet d’une “cross-checking” avec les autorités britanniques par le truchement d’Interpol. Les différents déplacements de celui qui est présenté comme « le messager mauricien de Daech » seront également passés à la loupe, de même que les contacts qu’il aurait pu établir à Maurice, entre autres.
Le cas d’Abu Shuaib Al Afriqi aura eu pour effet d’insuffler un nouvel élan à la filature de réseaux de recrutement jihadiste à Maurice dans différents milieux, avec la conversion religieuse comme première étape menant à l’endoctrinement.