MADAGASCAR: pas de retour des opposants

Les autorités malgaches vont rejeter l'appel de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) en faveur du retour des opposants politiques actuellement en exil, notamment de l'ancien président Marc Ravalomanana, a-t-on appris lundi de source gouvernementale à Antananarivo."Le président Andry Rajoelina a convoqué ses alliés cet après-midi (...) Il n'est pas question d'un retour de M. Ravalomanana", a-t-on dit de même source. Le président Rajoelina devrait donner mardi après-midi une conférence de presse pour exposer la position du gouvernement.

Pour rappel, les dirigeants de la Communauté du développement de l'Afrique australe (SADC) ont demandé en début aux autorités malgaches d'autoriser le retour sur la Grande Île de l'Océan indien de tous les opposants en exil, y compris l'ancien président Marc Ravalomanana.

Madagascar, premier producteur mondial de vanille, est plongé dans une crise politique majeure depuis le renversement, avec l'aide d'une partie de l'armée, de Marc Ravalomanana en 2009 par son rival, Andry Rajoelina.

"Le sommet de la SADC a également exhorté la Haute Autorité de transition (Hat, au pouvoir sur l'île) à permettre aux Malgaches en exil pour des raisons politiques de rentrer dans leur pays sans condition, y compris M. Marc Ravalomanana", lit-on dans un communiqué de cette organisation régionale à l'issue d'un sommet tenu ce week-end à Johannesburg.

L'ex-président élu Marc Ravalomanana, qui vit en exil en Afrique du Sud, avait été empêché en février de rentrer à Antananarivo en accusant le gouvernement malgache de s'y opposer.

La SADC, qui avait pris position sans ambiguïté pour Marc Ravalomanana dans les mois qui ont suivi sa chute, a depuis changé de position pour se ranger derrière son successeur au pouvoir.

La déclararion publiée à l'issue du sommet en Afrique du Sud invite également les acteurs politiques malgaches à enclencher un processus débouchant sur la tenue d'élections libres et équitables.